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Tentative d’incendie à Libreville : les greffiers de Port-Gentil en grève de solidarité

2026-03-03 - 14:35

À la suite d’une tentative d’incendie survenue au greffe civil du Tribunal de première instance de Libreville, les greffiers de Port-Gentil ont observé, du 27 février au 3 mars 2026, un mouvement d’humeur dit « de solidarité ». Le Syndicat national des greffiers (Synagref) dénonce des faits d’une extrême gravité et exige des garanties renforcées pour la sécurité des personnels judiciaires. Les greffiers de Port-Gentil ont observé, du 27 février au 3 mars 2026, un mouvement d’humeur de solidarité. © Facebook/OMI Le service du greffe du Tribunal de première instance de Port-Gentil a suspendu ses activités pendant trois jours, du 27 février au 3 mars 2026, en soutien à leurs collègues de Libreville, victimes d’une tentative d’incendie dans l’exercice de leurs fonctions. Un service minimum a toutefois été assuré par les greffiers en chef et les secrétaires en chef des parquets. Selon Maître Fabrice Mbandza, président provincial du Syndicat national des greffiers (Synagref), le 25 février dernier, une femme se serait introduite au greffe civil du Tribunal de première instance de Libreville munie d’un produit inflammable et d’un allume-gaz. Elle aurait aspergé des agents ainsi que des dossiers de justiciables avant de tenter d’y mettre le feu. L’intervention rapide des personnes présentes aurait permis d’éviter un drame. La mise en cause aurait justifié son acte par le retard dans le traitement de son dossier judiciaire. L’incident, qualifié de «tentative d’incendie», de «tentative de destruction de biens publics» et de «tentative d’assassinat» par le Synagref, a profondément choqué la communauté judiciaire. Une grève de solidarité sur l’ensemble du territoire Réunis en assemblée générale le 27 février à Libreville, les membres du syndicat ont décidé d’observer un mouvement de grève de solidarité sur l’ensemble du territoire. À Port-Gentil, capitale économique du pays, les greffiers ont appliqué cette décision dès le même jour. Pour le syndicat, cet épisode met en lumière la vulnérabilité des personnels judiciaires, confrontés à des tensions croissantes liées aux délais de traitement des dossiers et à l’affluence des justiciables. Les représentants des greffiers appellent à un renforcement des dispositifs de sécurité dans les juridictions et à une meilleure prise en charge des conditions de travail. Le mouvement de grève devait prendre fin dans la soirée du 3 mars. Reste désormais à savoir si des mesures concrètes seront annoncées par les autorités compétentes afin de prévenir la répétition de tels actes dans les juridictions du pays.

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