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Suspension des réseaux sociaux au Gabon : le parti EPG face à la HAC ce mercredi au tribunal

2026-03-11 - 11:36

Le président du Tribunal de première instance de Libreville a rendu une ordonnance le 9 mars 2026 autorisant d’assigner la Haute autorité de la communication (HAC) pour voie de fait. Cette décision fait suite à une requête en référé d’heure à heure déposée, le 2 mars, par le parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG) auprès du tribunal. L’audience est fixée ce 11 mars à 14 heures. Ce qui marque inéluctablement une importante étape dans le bras de fer entre la formation politique et l’autorité de régulation des médias à la suite de la suspension des réseaux sociaux dans le pays. L’audience de ce 11 mars 2026pourrait déboucher sur des mesures contraignantes contre la HAC et renforcer le plaidoyer d’EPG pour la protection des libertés d’expression. © GabonReview Selon le communiqué d’Ensemble pour le Gabon (EPG) daté du 9 mars, cette ordonnance du président du Tribunal de première instance de Libreville confirme la légitimité de l’action en justice initiée par le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze. EPG reproche à la HAC des actes qui portent une atteinte grave aux libertés fondamentales et excèdent les pouvoirs normalement reconnus à une autorité administrative. L’assignation a été délivrée à la HAC dès l’après-midi du 9 mars, soulignant l’urgence de la procédure. Cette saisine urgente vise à préciser la constatation d’une voie de fait et la cessation immédiate d’une atteinte grave aux libertés fondamentales. Elle découle directement de la suspension générale des réseaux sociaux décidée par la HAC le 17 février dernier. EPG, par le biais de ses avocats, avait donc ainsi alerté le Tribunal de Première Instance de Libreville sur ces mesures qu’il juge disproportionnées. À relever que ce développement judiciaire a davantage mis à jour les tensions persistantes autour de la régulation des communications au Gabon. L’audience de ce 11 mars pourrait déboucher sur des mesures contraignantes contre la HAC et renforcer le plaidoyer d’EPG pour la protection des libertés d’expression.

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