SOS Éducation La Base en perte de vitesse veut se relancer
2026-03-01 - 16:35
Le mouvement SOS Éducation La Base actuellement en perte de vitesse après avoir fait trembler le gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema, a lancé samedi un appel à une réorganisation urgente de son organisation pour faire aboutir ses nobles revendications. L’appel a été lancé au cours d’une Assemblée générale qui a mobilisé une cinquantaine de ses membres à Libreville. Le mouvement traverse une grave crise de confiance interne. La base estime que ses négociateurs avec le gouvernement sont « corrompus ». Le mouvement souhaite se reconstruire sur de nouvelles bases, en intégrant à la fois des anciens membres et de nouveaux, afin de créer une base solide. « Je vous conseille de repartir sur de nouvelles bases. Les corrompus ont gaspillé, et si nous continuons ainsi, cela n’aboutira à rien. Nous étions déjà bien partis, mais les lâches ont laissé les autres pour des minables sommes. Alors, reconstituons le mouvement SOS Éducation avec des personnes dignes », déclaré Marcel Libama, syndicaliste. Pour rappel, SOS Éducation La Base a lancé une grève générale illimitée dans le secteur de l’éducation en décembre dernier. La grève a sérieusement paralysé les écoles, collèges et lycées publics du pays. L’ouverture des négociations et la signature de deux protocoles d’accord avec le gouvernement ont adouci la grève même si beaucoup d’enseignants ont estimé que le gouvernement a floué les enseignants. Des représentants de la promotion des enseignants de l’année 2024 ont par exemple révélé que leur liste d’intégration a disparu à la fonction publique. Curieusement leurs collègues de la promotion 2025 ont été intégré, une incongruité inexplicable, selon eux. Aujourd’hui, SOS Éducation revendique prioritairement la libération immédiate d’un professeur de mathématiques arrêté à Mouila alors qu’il exerçait ses fonctions, la cessation de l’entrave au droit de la grève pour les enseignants à Port-Gentil par les forces de l’ordre. « La répression ne résoudra pas les problèmes. Au contraire, elle ne fait qu’aggraver la situation », a fustigé un membre du collectif. De manière générale, SOS Education revendique des intégrations, des avancements, des reclassements et le paiement des soldes dues. Le gouvernement a accepté de régler la situation de 5 000 enseignants, selon un calendrier étalé jusqu’en décembre 2026. Trop peu, rétorquent les enseignants dont le nombre au niveau national est estimé à 21 000 travailleurs. « C’est autant de situations à régler », insistent-ils.