Société civile, dialogue et réformes : TLP-Gabon lance le chantier devant bousculer les lignes
2026-03-29 - 20:11
Le mouvement Tournons la Page Gabon (TLP-Gabon) a lancé, le 27 mars, à Libreville, un ambitieux projet baptisé «Pour une gouvernance démocratique et inclusive au Gabon : impulser le dialogue et la participation citoyenne». La cérémonie a réuni des figures de premier plan de la sphère politico-social et diplomatique, dont le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, l’ambassadrice de l’Union européenne (UE), Cécile Abadie, ainsi que des représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Les responsables d’institutions, les diplomates et les membres de TLP-Gabon, lors du lancement du projet, le 28 mars 2026, à Libreville. © D.R. L’événement ayant mis au-devant de la scène le mouvement Tournons la Page Gabon (TLP-Gabon), le 27 mars, pour le lancement d’un projet baptisé «Pour une gouvernance démocratique et inclusive au Gabon : impulser le dialogue et la participation citoyenne» a marqué un pas inéluctable vers un renforcement du dialogue entre société civile et institutions publiques. Jouer un rôle pivot pour structurer les plaidoyers et sensibiliser le public Étendu sur 24 mois, ce programme ambitionne de doter les organisations de la société civile d’outils pour promouvoir une gouvernance transparente et participative. Il met l’accent sur les échanges entre citoyens, acteurs civiques et autorités, en favorisant une implication accrue dans les débats sur la gouvernance. «Nous partons du constat qu’il n’existe pas suffisamment d’espaces de dialogue entre la société civile et les institutions. Nous avons aussi constaté que la société civile dénonce souvent sans documenter. Or, il est important aujourd’hui de partir des faits, des documents et des preuves pour construire un plaidoyer crédible et efficace», a expliqué Blanche Simonny Abegue, coordinatrice de la coalition nationale TLP. Au cœur du projet, la formation de 40 jeunes, répartis en quatre cellules de travail, cible des axes stratégiques, à l’instar de l’analyse des lois et politiques publiques, de la documentation des violations des droits humains, du fact-checking contre la désinformation, et de la diffusion d’informations citoyennes vulgarisées. Ces équipes joueront un rôle pivot pour structurer les plaidoyers et sensibiliser le public. Renforcer le rôle de la société civile dans le plaidoyer pour les réformes Principal bailleur de fonds, l’Union européenne a réaffirmé son soutien au renforcement de la démocratie. «Le projet que nous inaugurons aujourd’hui cherche précisément à répondre à ces défis. Il vise à renforcer le rôle de la société civile dans le plaidoyer pour les réformes, dans la sensibilisation des citoyens, mais aussi dans l’évaluation des lois et des politiques publiques afin qu’elles répondent mieux aux aspirations de développement socio-économique du pays», a déclaré Cécile Abadie, soulignant l’importance d’impliquer davantage les jeunes et les femmes. Le programme produira des contenus pédagogiques comme des notes d’analyse, des infographies et des publications numériques, tout en organisant des campagnes de sensibilisation et des forums multi-acteurs pour toucher au moins 1 500 citoyens. La conseillère diplomatique et juriste du ministère de la Justice, Yasmine Marat Abyla, n’a manqué de saluer cette dynamique. Par ce projet, a-t-elle lancé, «nous osons espérer une gouvernance plus efficace et plus transparente, ainsi qu’une société civile plus responsable et proactive dans le dialogue, le plaidoyer politique et l’exercice de son rôle de veille citoyenne».