Rapatriement : une trentaine de Gabonais de retour de Dubaï
2026-03-23 - 14:42
Une trentaine de ressortissants gabonais en provenance de Dubaï ont regagné Libreville le dimanche 22 mars 2026 à 12h36, à l’aéroport international Léon-Mba. Cette opération intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, qui a suscité l’inquiétude de leurs familles. Accueillis par la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, les rapatriés ont retrouvé leurs proches dans une atmosphère marquée par le soulagement. Les autorités gabonaises, via leurs représentations diplomatiques, ont coordonné cette évacuation après plusieurs jours de tension. La cheffe de la diplomatie a rappelé les enjeux de cette opération et la poursuite du dispositif. « Nous étions inquiets, comme vos familles ici. Il était important de vous savoir en sécurité ». Elle a également indiqué « Aucun Gabonais ne sera laissé de côté, un second vol est prévu pour ceux qui souhaitent rentrer ». Du côté des familles, l’émotion reste forte après une attente jugée éprouvante. Indansy-Gnambault Gaston, père d’une rapatriée, a confié : « Elle est à plus de 10 000 kilomètres, et nous ne pouvions rien faire. Chaque message était un soulagement, mais la peur restait permanente » avant d’ajouter « Nous remercions l’État gabonais pour avoir permis à nos enfants de rentrer sains et saufs ». Les témoignages des rapatriés illustrent également la situation vécue sur place. « On nous a demandé de regarder le ciel... et nous avons vu des missiles. Le bruit des tirs nous a profondément marqués » a évoqué Wilfried Mayaka, soulignant aussi le rôle des équipes diplomatiques : w« L’ambassadeur est resté à nos côtés malgré les risques. C’est en grande partie grâce à cet engagement que nous sommes rentrés ». Les autorités indiquent que d’autres ressortissants se trouvent encore dans la zone concernée. Les opérations de rapatriement se poursuivent, avec l’objectif d’assurer le retour de l’ensemble des citoyens gabonais qui souhaitent quitter la région. Roberte Adé