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Racket autour de l’application Xgest : le ministère de l’Éducation nationale ouvre une enquête

2026-03-26 - 07:43

Face à des pratiques assimilées à du racket autour de l’application Xgest, le ministère de l’Éducation nationale hausse le ton. Dans une note officielle, le secrétaire général, Christian Louembet-Onguele, interdit formellement toute perception de frais auprès des élèves et parents, annonçant des sanctions contre les contrevenants. Une vue de l’interface de la plateforme Xgest. © D.R. Le ministère de l’Éducation nationale a formellement interdit la perception de frais pour l’accès à l’application Xgest, après avoir constaté que des élèves et leurs parents étaient contraints de payer jusqu’à 1 000 francs CFA pour consulter la plateforme. Dans une note datée du 25 mars 2026, dont GabonReview a pris connaissance, adressée aux responsables du système éducatif, le secrétaire général du ministère, Christian Louembet-Onguele, dénonce une pratique «contraire au principe de gratuité de la scolarité» en vigueur dans les établissements publics. Selon ce document officiel, cette exigence financière constitue une violation des textes réglementaires encadrant le fonctionnement des structures scolaires publiques. L’administration rappelle que l’accès aux services éducatifs, y compris numériques, ne doit faire l’objet d’aucune facturation illégale. Depuis le 1er décembre 2025, en effet, plusieurs parents affirment avoir découvert que l’accès à la plateforme est désormais facturé : un plan trimestriel à 1 000 FCFA et un plan annuel à 2 000 FCFA, pour suivre en temps réel la vie scolaire de l’élève. Des enquêtes administratives ouvertes Face à la gravité des faits, des enquêtes administratives ont déjà été ouvertes afin d’identifier les auteurs impliqués dans ces pratiques. Le ministère prévient que tout agent reconnu coupable s’expose à des sanctions administratives et disciplinaires, conformément à la réglementation en vigueur. La note, qui revêt un caractère exécutoire immédiat, a été transmise à l’ensemble des responsables concernés, notamment les directeurs généraux, les responsables académiques et les chefs d’établissement, chargés de veiller à son application stricte. Par cette décision, les autorités entendent mettre fin aux dérives observées autour de l’utilisation de l’application Xgest et réaffirmer le principe de gratuité de l’enseignement public.

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