Réforme du CND : Me Ndat Rembogo se réjouit de l’adoption d’«un texte complet»
2026-03-09 - 12:14
À la suite de l’adoption, en Conseil des ministres, du projet d’ordonnance transformant le Conseil national de la démocratie (CND) en Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC), son président, Me Séraphin Ndaot Rembogo, a salué une réforme porteuse d’innovations. Il estime que le nouveau dispositif institutionnel constitue «un texte complet», enrichi de nouvelles attributions et d’une organisation renforcée au service de l’ancrage démocratique. L’actuel président du CND, Me Séraphin Ndaot Rembogo. © Capture d’écran Le Conseil national de la démocratie (CND) s’apprête à tourner une page de son histoire. Réuni le 26 février dernier, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC), nouvelle dénomination de l’institution. Cette réforme a été favorablement accueillie par l’actuel président du CND, Me Séraphin Ndaot Rembogo, qui met en avant les avancées contenues dans le nouveau texte. «Le plus important, à mon avis, c’est que le nouveau texte a une plus-value importante. D’autant plus qu’il y a des attributions que l’ancien texte fondateur du CND ne possédait pas», a-t-il déclaré, lors d’un récent entretien accordé à nos confrères de la télévision publique Gabon 1ère. Selon lui, la réforme introduit également plusieurs innovations dans l’organisation interne de la future Commission. «Le bureau, c’est désormais un président, deux vice-présidents, deux questeurs, et il y a aussi un secrétariat permanent, mais surtout la création d’une assemblée plénière», explique-t-il, estimant qu’il s’agit d’«un texte complet». Me Ndaot Rembogo souligne par ailleurs l’introduction d’un nouvel axe dans les missions de l’institution. «[Le texte] apporte un autre élément nouveau : la citoyenneté, un élément complémentaire qui n’existait pas dans les anciens textes», se réjouit-il. Pour le président du CND, cette évolution institutionnelle répond avant tout à un objectif fondamental : «Ce qui est important, c’est le souci d’ancrage de la démocratie.» Il rappelle que, à l’instar de l’ancien CND, la nouvelle Commission demeure «un organe d’appui à la gouvernance, au développement de la démocratie». Un dispositif adapté à la Ve République L’adoption de ce projet d’ordonnance s’inscrit dans une volonté des autorités de réadapter le cadre institutionnel national. Selon le gouvernement, cette réforme répond à «l’impérative nécessité de s’arrimer à l’architecture de la Ve République et de renforcer la crédibilité et la stabilité du système démocratique, au regard de l’évolution de l’environnement institutionnel». Le texte prévoit également la mise en place d’un Observatoire, conçu comme un organe technique chargé de collecter, analyser et exploiter des données relatives à la vie politique et aux campagnes électorales. Cet Observatoire aura notamment pour mission d’identifier les dynamiques, les tendances et les problématiques de la vie démocratique, a précisé le porte-parole du gouvernement lors de la lecture du communiqué final du Conseil des ministres. Avec cette réforme, les autorités entendent ainsi doter le pays d’un instrument institutionnel renforcé pour accompagner l’évolution du système démocratique et encourager une participation citoyenne plus active à la vie publique.