Prison centrale de Libreville : Liberté pour 274 détenus
2026-03-17 - 15:01
Journée mémorable, pour 274 détenus, dont 229 hommes et 8 femmes, libérés lundi, au terme d’une cérémonie organisée dans la cour d’honneur de la Prison centrale de Libreville. Ces libérations d’anciens détenus, qui visent à mettre fin à des situations de détention jugées juridiquement irrégulières, interviennent au terme d’une procédure rondement suivie par l’administration carcérale, en collaboration avec le ministère de la Justice, garde des sceaux. La libération de ces détenus intervient dans un contexte où les questions de justice et de droits humains sont au cœur des préoccupations nationales. En mettant fin à des détentions prolongées sans jugement, cette initiative représente un pas significatif vers une justice plus équitable et respectueuse des droits fondamentaux. « Il a été constaté que 274 prisonniers de la Prison centrale de Libreville se trouvaient dans une situation irrégulière. Soit, ils ont déjà été condamnés et leur peine a été prolongée de manière excessive, soit ils ont été déférés sans avoir été jugés dans les délais impartis », a déclaré Apollinaire Ondo Mvé, Inspecteur général des services judiciaires. La cérémonie a été l’occasion de rappeler aux détenus libérés qu’ils ont une seconde chance pour réintégrer la société. Les autorités ont encouragé les bénéficiaires à s’engager sur le chemin de la réinsertion et à contribuer positivement à leur communauté. « Je remercie le chef de l’État d’avoir pensé à nous car on n’y croyait plus. Nous allons nous efforcer à être des modèles afin de ne plus revenir ici » a souligné un des prisonniers libérés. La libération de ces 274 détenus marque une avancée notable dans le processus de réforme du système judiciaire au Gabon, témoignant d’une volonté politique de promouvoir une justice plus juste et accessible à tous. En visite dans cette maison d’arrêt, le 12 février 2026 dernier, le Garde des sceaux et certains de ses collègues, membres du gouvernement avaient découvert qu’une grande partie des pensionnaires étaient en détention préventive souvent prolongée. Selon les chiffres communiqués ce jour-là, sur 3 500 détenus, environ 600 seulement ont été jugés. Alph ’-Whilem Eslie et Frida Dodo