Port-Gentil : un taxi incendié en pleine circulation sur l’axe Bornaves–Ngadi
2026-01-26 - 13:25
Un taxi urbain a pris feu en pleine circulation, en journée, sur l’axe Bornaves–Ngadi, dans le 1er arrondissement de Port-Gentil. L’incident, survenu sans faire de victimes, a provoqué une vive panique parmi les usagers de la route et relancé les interrogations sur l’état mécanique des véhicules de transport en commun dans la capitale économique. Selon plusieurs témoins, une épaisse fumée s’est d’abord échappée du capot du véhicule avant que les flammes ne se déclarent brutalement. Le chauffeur a aussitôt abandonné le taxi, tandis que les passants se mettaient à l’abri. En quelques minutes, le véhicule a été entièrement embrasé, son moteur réduit à un amas de tôles calcinées sous les regards des riverains. « On a vu le taxi rouler avec de la fumée sous le capot. Ensuite, il y a eu un bruit étrange, puis tout a commencé à brûler. Heureusement, le chauffeur est sorti à temps », témoigne Magloire Kombila, un commerçant du quartier. Les causes exactes de l’incendie restent à établir. Toutefois, la piste d’une défaillance mécanique est privilégiée. Surchauffe du moteur, court-circuit électrique ou fuite de carburant figurent parmi les hypothèses évoquées, des problèmes souvent liés à un entretien insuffisant. Dans les principales villes du Gabon, de nombreux taxis continuent de circuler malgré un état mécanique jugé préoccupant. Véhicules vieillissants, pièces usées et réparations sommaires sont fréquemment pointés du doigt. La pression économique conduit certains chauffeurs à retarder, voire à négliger, les révisions techniques, exposant passagers et usagers de la route à des risques accrus. Le taxi impliqué dans cet incident est un modèle Avensis, immatriculé et portant le numéro de portière 1103. L’événement remet au centre du débat la question du contrôle technique obligatoire, censé garantir la sécurité des véhicules de transport public. Sur le terrain, ces contrôles apparaissent parfois irréguliers ou insuffisamment appliqués. Pour les professionnels du secteur automobile, l’alerte est sérieuse. « Un taxi mal entretenu, c’est une bombe à retardement. L’incendie d’aujourd’hui aurait pu coûter des vies », avertit Uche Jackson, mécanicien automobile à Port-Gentil. Derrière ces incidents se dessine une réalité sociale marquée par des conditions de travail difficiles pour les chauffeurs. Mais pour de nombreux usagers, la sécurité ne saurait être reléguée au second plan. En attendant les conclusions des autorités compétentes, l’épave calcinée de l’axe Bornaves–Ngadi rappelle un problème connu, souvent dénoncé, mais encore peu résolu. Jean-Jacques Rovaria Djodji