Port-Gentil : Sécurisation renforcée du tribunal par la Sécurité pénitentiaire
2026-03-23 - 16:32
Dans la nuit du 20 au 21 mars, des personnes mal intentionnées ont vandalisé le Tribunal de première instance de Port-Gentil. Profitant de la coupure d’électricité, ils ont neutralisé la vidéosurveillance et dérobé des objets ciblés du bureau des scellés. Ce lundi 23 mars, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Émane, s’est rendu dans la capitale de l’Ogooué-Maritime pour évaluer la situation. D’emblée, la sécurité sera renforcée autour de cet édifice. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Émane, et sa délégation, à Port-Gentil, le 13 mars 2026. © D.R. Accompagné du maire de la commune de Port-Gentil, Pascal Houagni Ambouroué, et de la préfète de Bendjé, Marie Caroline Kamara, la délégation du ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Émane, a inspecté, ce lundi 23 mars, le tribunal pour mineurs, la Chambre provinciale des comptes, le tribunal administratif et la prison centrale. Le palais de justice, épicentre de l’incident, manquait cruellement de sécurisation : un simple vigile civil assurait la garde, au lieu d’agents des forces de défense et de sécurité. Dans la foulée, le ministre de la Justice a donc dit son étonnement en constatant que la juridiction ne disposait que d’un vigile civil plutôt que d’un dispositif composé d’agents des Forces de défense et de sécurité. L’enquête préliminaire du parquet révèle que les intrus, équipés d’outils adaptés, ont forcé la porte des scellés. Cette visite intervient peu après les incidents au Tribunal de Première Instance de Libreville, qui ont conduit à la création d’un Comité de réflexion sur la sécurisation nationale des juridictions. Rassurant, le Garde des Sceaux a annoncé que «désormais le palais de justice sera sous haute protection de la Sécurité pénitentiaire, qui est une entité qui relève du ministère de la Justice». Il a également promis d’améliorer les conditions de travail et les infrastructures, en intégrant les cahiers de charges des responsables locaux dans une programmation gouvernementale.