Port-Gentil : Albert Richard Royembo, le député qui rend des comptes
2026-03-01 - 17:25
À l’heure où la première législature post-transition engage le Gabon sur des chantiers institutionnels et budgétaires d’une portée considérable, le député du 3e siège de Port-Gentil, Albert Richard Royembo, a choisi la voie de la transparence. Devant ses concitoyens réunis à la foire municipale Pierre-Louis Agondjo Okawe, l’élu a dressé un bilan méthodique et sans fard des travaux de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale (loi de finances 2026, réforme du CESEC, taxe forfaitaire d’habitation, loi d’habilitation, etc.). Albert Richard Royembo lors de son compte rendu parlementaire, le samedi 28 février, à Port-Gentil. © GabonReview La transparence comme boussole, la proximité comme méthode. C’est dans cet esprit que l’honorable Albert Richard Royembo, député du 3e siège de la commune de Port-Gentil à la 14e législature, a organisé son grand compte rendu parlementaire, samedi 28 février, à la foire municipale Pierre-Louis Agondjo Okawe, écrin choisi pour cette rencontre citoyenne tant attendue. Aperçu de l’audience. © GabonReview Devant ses électeurs, les administratifs et les médias, l’élu est revenu avec minutie sur les travaux de la deuxième session ordinaire de la première législature post-transition au sein de l’Assemblée nationale. Au cœur des débats : l’adoption de textes à forte portée nationale. En tête de liste, le projet de loi de finances 2026, adopté puis transmis au Sénat, avec un budget arrêté à 6 358,2 milliards de FCFA. Selon le député, ce texte vise à «concilier discipline budgétaire et consolidation des priorités nationales de développement». Parmi les autres avancées législatives notables figure la loi organique portant sur le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), dont la composition élargie intègre désormais la diaspora et les populations autochtones, renforçant ainsi la représentativité de cette institution. S’y ajoute l’intégration de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) dans la loi de finances 2026 (mesure ayant suscité de vifs débats dans l’hémicycle comme dans l’opinion) ainsi que la loi d’habilitation autorisant le Président de la République à légiférer par ordonnances jusqu’à la reprise des travaux parlementaires prévue en mars 2026. Au-delà de ces textes phares, Albert Richard Royembo a tenu à souligner «l’intensité des travaux législatifs» et la responsabilité cardinale des élus dans le renforcement de l’État de droit. Il a insisté sur le caractère inclusif des débats enrichis d’amendements ancrés dans les réalités locales, sur l’impératif du dialogue avec la société civile et les acteurs économiques, ainsi que sur le rôle central du Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale. Port-Gentil, pôle économique stratégique du pays, demeure au cœur de ses préoccupations. Le parlementaire a réaffirmé son engagement à entretenir un lien vivant avec ses mandants, autrement dit la population qu’il représente, appelant à une mobilisation collective au service d’un Gabon plus performant, plus transparent et résolument tourné vers l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens.