Permis de conduire digitalisé : la conversion accessible à partir de 10 000 FCFA
2026-03-24 - 12:22
Fixée à partir de 10 000 FCFA, la conversion vers le permis de conduire digitalisé entre dans sa phase active au Gabon. D’ailleurs, le ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Mafoumbi Mafoumbi, lors de son passage à l’émission «Le Gouvernement s’exprime», avait détaillé les modalités de cette réforme qui vise à moderniser, sécuriser et simplifier l’accès à ce document administratif essentiel. La conversion du permis pour la digitalisation à partir de 10 000 FCFA au Gabon. © D.R. Le ministère du Transport a dévoilé les modalités pratiques de la conversion du permis de conduire. À cet effet, le déploiement de l’opération débute dans le Grand Libreville, avec six centres d’enrôlement identifiés comme stratégiques, notamment au Palais des sports de Petit-Paris, à l’École nationale de police d’Owendo et à la préfecture de Ntoum. Cette phase pilote traduit la volonté des autorités de tester le dispositif dans la zone à plus forte densité automobile, avant une généralisation progressive à l’ensemble du territoire. La procédure annoncée se veut simple et structurée. Les usagers devront fournir un dossier comprenant une pièce d’identité, des photos ainsi que l’ancien permis. La tarification est, elle, segmentée : 10 000 FCFA pour le permis de catégorie B et jusqu’à 20 000 FCFA pour les catégories professionnelles (A, C, D, E et F). Quant au paiement, il s’effectuera exclusivement via mobile money afin de renforcer la transparence, limiter la manipulation de liquidités dans les centres d’enrôlement et réduire les circuits informels. 7 jours pour avoir son permis numérique ! Dans cette dynamique, le ministère met en avant un délai de délivrance plafonné à sept jours. Un engagement qui se veut un indicateur fort de performance pour l’administration, déterminée à démontrer sa capacité à offrir un service public moderne, rapide et fiable. Par ailleurs, ouvert aussi bien aux nationaux qu’aux expatriés, ce nouveau permis digitalisé s’inscrit dans une dynamique d’alignement aux standards internationaux en matière de gestion des données. En simplifiant les procédures et en sécurisant les documents, les autorités entendent ainsi renforcer la sécurité routière et améliorer la gouvernance du secteur des transports. Autrement dit, la réforme ambitionne de sécuriser davantage le titre de transport, de limiter les risques de falsification et de fluidifier les contrôles routiers grâce à un dispositif technologique de nouvelle génération. Thécia Nyomba