«Pas de faillite, mais transformation» : L’ADG de Ceca-Gadis brise les rumeurs
2026-03-01 - 18:25
Ancré dans le sol gabonais depuis 1933, ployant sous les vents économiques, mais repoussant sans cesse avec de nouvelles branches plus robustes, le groupe Ceca-Gadis, ce géant de la distribution moderne au Gabon, sous la houlette d’Isabelle Essonghé, Administratrice-directrice générale (ADG), se transforme. Face aux rumeurs de faillite, elle invoque la réinvention. Loin de s’effondrer, le groupe renaît avec des entités modernisées, prêt à conquérir l’ère de l’entrepreneuriat local. Elle l’a fait savoir, le 27 février, lors d’un Apéro Networking organisé par, EDN’Comm, en partenariat avec l’association Agir pour une Jeunesse Autonome (APJA). L’ADG du groupe Ceca Gadis, Isabelle Essonghé, le 27 février 2026, à Akanda. © GabonReview Invitée spéciale de l’Apéro Networking organisé par EDN’Comm, en partenariat avec l’association Agir pour une Jeunesse Autonome (APJA) autour du thème : «Le parcours entrepreneurial : sous le prisme de l’échec», l’Administratrice-directrice générale (ADG) du groupe Ceca-Gadis, Isabelle Essonghé, a dit quelques mots sur la santé de la structure dont elle a la charge. «C’est un groupe qui est un peu en mouvement, en changement, en transformation», a-t-elle déclaré. Profitant de la tribune offerte par l’événement, Isabelle Essonghé a opposé un démenti net aux rumeurs alarmistes entourant Ceca-Gadis. «Ceca-Gadis s’effondre, Ceca-Gadis en faillite. Non ! C’est une transformation, c’est une réinvention», a-t-elle martelé, d’un ton sans équivoque. Loin du scénario du déclin, elle décrit un cycle commercial assumé, presque organique : «il y a des produits qui ont vécu, qui se sont arrêtés. On a changé !». Comprendre : fermer pour mieux ouvrir, tourner la page pour en écrire une autre. Certaines enseignes disparaissent, d’autres émergent, portées par un modèle modernisé dont les premières concrétisations seront visibles dans les prochains jours. L’ADG a relié cette dynamique à une vision optimiste de l’échec entrepreneurial, thème central de l’apéro networking. «L’échec, ce n’est pas la fin. L’échec, c’est plutôt l’apprentissage. C’est l’apprentissage pour aller plus loin. C’est l’apprentissage pour se bonifier», a-t-elle expliqué, contrastant la perception francophone avec celle anglo-saxonne, synonyme de renouveau. Pour Ceca-Gadis, a-t-elle indiqué, ces transformations s’inscrivent dans une lignée historique. «On est parti de Gaboprix. Mais si je vous montrais la première Gaboprix qui existait, elle ne ressemble pas aux Gaboprix qui existent aujourd’hui», a-t-elle dit. L’optimisme de la dirigeante transparaît dans les performances actuelles du groupe, qu’elle décrit comme un «groupe qui est un peu en mouvement, en changement, en transformation». Elle assure avoir même ouvert l’entrepreneuriat aux Gabonais. «On est en train d’en rouvrir d’autres sur un nouveau modèle que vous avez peut-être vu et que vous verrez pousser dans les prochaines jours», a-t-elle ajouté, soulignant une stratégie proactive malgré les défis. Madame Essonghé, qui se définit comme manager plutôt qu’entrepreneure créatrice, incarne la résilience prônée. «Un entrepreneur ne peut pas être pessimiste. Sinon, il arrête tout et il n’avance pas. Donc, on se réinvente, on continue et on avance», a-t-elle conclu. Ces performances, forgées par des décennies de réinventions, positionnent Ceca-Gadis comme un modèle de pérennité dans un contexte gabonais en pleine mutation. Le groupe Ceca-Gadis, né en 1933 au Gabon, est un acteur historique de la distribution moderne dans le pays. Spécialisé dans le commerce de détail à travers des enseignes comme Gaboprix, Cecado, Intergros, Supergros, il opère un réseau de magasins adaptés au marché local. Dirigé aujourd’hui par Isabelle Essonghé, ce groupe familial a traversé près d’un siècle d’histoire, marqué par des cycles de croissance, d’ajustements et de réinventions face aux évolutions économiques et commerciales.