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Oyem : un incendie domestique coûte la vie à une fillette de 4 ans au quartier Adjougou

2026-02-05 - 14:47

La nuit du lundi 2 au mardi 3 février a été marquée par un drame dans le quartier Adjougou à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem. Une maison construite en matériaux précaires a été totalement détruite par un incendie, faisant une victime, la petite Christina Obone âgée de 4 ans, et blessant deux autres personnes de la famille. Deux occupants supplémentaires ont pu être sauvés in extremis. Selon les premières constatations de la brigade centre de gendarmerie, confirmées par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, l’incendie aurait été provoqué par une bougie utilisée pour l’éclairage. Le feu se serait déclaré en pleine nuit, surprenant les occupants alors qu’ils dormaient, avant de se propager rapidement à l’ensemble de la maison composée de plusieurs chambres. La victime, la jeune Christina Obone, âgée de 4 ans, n’a pas pu être secourue à temps. Deux autres personnes, Joanne Mengue Mba, tante de l’enfant, et sa fille Elyse Nseghe Benga, ont été blessées lors du drame. D’autres occupants ont toutefois pu être évacués avant que les flammes n’embrasent totalement la concession. D’après plusieurs témoignages recueillis des voisins sur place, le feu aurait pris naissance dans une chambre occupée par les enfants avant de gagner rapidement le reste de l’habitation. L’explosion d’une bouteille de gaz domestique aurait contribué à accélérer la propagation de l’incendie. Si l’hypothèse accidentelle est pour l’heure privilégiée par les enquêteurs, des habitants du quartier pointent du doigt les délestages électriques récurrents enregistrés à Oyem ces derniers mois. Privées d’électricité durant plusieurs jours, de nombreuses familles ont recours à des bougies ou à des lampes à pétrole pour s’éclairer, augmentant les risques d’incendies domestiques. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux, mais leur intervention a été compliquée par l’état des voies d’accès, peu adaptées à la circulation des engins de secours. À leur arrivée, l’habitation était déjà largement détruite. Ce drame a profondément marqué la population d’Oyem, où l’émotion reste vive. Il remet également en lumière les difficultés liées à la précarité des habitations, à l’accès aux infrastructures urbaines et à l’irrégularité de la fourniture d’électricité, souvent évoquée par les riverains comme un facteur aggravant des risques domestiques. Tryphene Lembah

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