OIF, Ma Bannière et 983 935 FCFA : des graines plantées pour 10 femmes d’Afrique centrale
2026-03-15 - 18:45
Clôturé le 13 mars 2026 à Libreville, l’atelier régional sur l’autonomisation des jeunes femmes dans les filières agricoles, organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie et la Fondation Ma Bannière de la Première dame Zita Oligui Nguema, s’est achevé par un concours de projets. Dix agripreneuses issues de six pays, dont quatre Gabonaises, ont été récompensées afin de soutenir le développement de leurs initiatives agricoles. Une lauréate recevant son chèque, le 13 mars 2026. © GabonReview Ouvert le 9 mars dernier, l’atelier régional sur l’autonomisation des jeunes femmes dans les filières agricoles, organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Fondation Ma Bannière de la Première dame Zita Oligui Nguema, s’est achevé le 13 mars 2026 à Libreville. La dernière journée a été marquée par un concours de présentation de projets agricoles portés par les participantes. Photo de famille à la fin de la cérémonie. © GabonReview À l’issue de cette compétition, dix jeunes agripreneuses ont été primées parmi les trente candidates issues de six pays. Les lauréates, dont quatre Gabonaises, ont chacune reçu un chèque de 1 500 euros, soit environ 983 935 francs CFA, afin de soutenir le développement de leurs initiatives entrepreneuriales dans le secteur agricole. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, et du représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, Alphonse Waguena. Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a exhorté les participantes à tirer pleinement profit des connaissances acquises au cours de cet atelier ainsi que des expériences partagées entre elles. «Au-delà des connaissances acquises, c’est aussi un réseau de solidarité et de coopération entre femmes entrepreneuses qui s’est construit au cours de cette rencontre. Ce réseau constitue une richesse précieuse pour l’avenir», a souligné Pacôme Kossy. Contribuer au développement agricole de la sous-région Le membre du gouvernement a également salué l’engagement et l’assiduité des participantes tout au long des travaux. Selon lui, la qualité des échanges observés durant l’atelier témoigne de leur détermination à faire progresser leurs projets et, à travers eux, à contribuer au développement agricole de la sous-région. «Pendant trop longtemps, l’agriculture a été perçue en Afrique comme un secteur secondaire ou peu valorisant. Pourtant, nous savons aujourd’hui que l’avenir de notre continent passe aussi par la transformation et la modernisation des systèmes agricoles», a-t-il déclaré. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de valoriser davantage l’image de la femme entrepreneure agricole. «Les rencontres comme celle-ci montrent que les jeunes femmes africaines peuvent être des innovatrices, des créatrices d’emplois et des actrices majeures de la sécurité alimentaire de notre région», a-t-il ajouté. Pour le représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, Alphonse Waguena, au-delà des récompenses financières, les participantes repartent avec des compétences renforcées, un réseau régional de solidarité et la conviction que leurs projets peuvent transformer leurs communautés. «Les graines semées cette semaine ne doivent pas rester ici à Libreville. Elles doivent maintenant germer, grandir et porter des fruits dans vos villages, vos villes et vos pays», a-t-il insisté, rappelant le potentiel du Bassin du Congo, riche en terres fertiles et porté par une jeunesse dynamique. Prenant la parole au nom des participantes, l’ambassadrice Sadia, venue du Cameroun, a souligné l’impact multiplicateur de la formation des femmes dans le secteur agricole. Selon elle, former une agripreneuse revient à impacter plusieurs femmes au sein de sa communauté. Elle a assuré que les bénéficiaires s’engagent à transmettre les connaissances acquises et à devenir des modèles de l’agriculture durable dans le Bassin du Congo.