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Ogooué-Maritime : l’appel des enseignants à une Commission spéciale pour sauver l’Éducation nationale

2026-02-11 - 13:48

Ce mercredi 11 février à Port-Gentil, les enseignants de l’Ogooué-Maritime, réunis sous les bannières du Synetecpro, du Sena et de SOS Éducation, ont pris la parole pour proposer des voies de sortie à la crise qui paralyse depuis plusieurs semaines le système éducatif national. Dans une déclaration ferme mais constructive, ils ont réaffirmé leur attachement au dialogue avec les autorités, appelant à une résolution durable, apaisée et solidement ancrée dans l’intérêt de l’école gabonaise. Le porte-parole des différents syndicats, Sylvain Moundounga, au milieu, lors de la déclaration. © GabonReview Réunis ce mercredi 11 février à Port-Gentil, les syndicalistes de l’éducation nationale ont rappelé que l’escalade du mouvement de grève découle directement des menaces et des intimidations dont plusieurs d’entre eux ont été victimes. S’ils saluent les efforts notables du gouvernement de la République, ils soulignent qu’aucune négociation sérieuse ne peut prospérer dans un climat de pression et d’insécurité. Forts de quarante années de combat syndical, initié en 1990, pour la régularisation de leurs droits légitimes et l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, ils qualifient l’Éducation nationale de «grand malade», appelant un traitement structurel. À cette fin, ils exigent unanimement la création urgente d’une Commission spéciale indépendante, placée sous l’autorité directe du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette instance, à laquelle le secret professionnel ne saurait être opposable, aura pour mandat de diagnostiquer en profondeur les dysfonctionnements du système éducatif et de formuler des remèdes pérennes. Les conclusions des États généraux de l’éducation de 2010 sont proposées comme socle de réflexion pour ses travaux. Revendications immédiates et choix d’un représentant Parallèlement à cette mission de fond, la Commission devra trancher définitivement les revendications urgentes, à savoir la régularisation des situations administratives, le paiement des rappels et des vacations, la gestion des carrières, ainsi que l’intégration des enseignants bénévoles et confessionnels. Conscientes du fait que la réussite d’une telle entreprise républicaine dépend de la crédibilité de ses membres, les organisations syndicales insistent sur la désignation de personnalités neutres, intègres, compétentes et expérimentées. Après un examen rigoureux, elles ont unanimement porté leur choix sur le sénateur Léon Ababé pour les représenter, flanqué d’une équipe d’experts, dans les pourparlers avec les plus hautes autorités. Reprise des cours et appel à l’unité En saluant les avancées impulsées par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema et l’Assemblée nationale, les enseignants ont annoncé la reprise immédiate des cours, en geste de responsabilité. Ils espèrent que cette initiative accélérera la mise en place de la Commission et instaurera un climat serein, propice à une résolution définitive. Ils plaident enfin pour des synergies positives, afin de métamorphoser le métier d’enseignant en un «véritable sacerdoce porteur d’émulation et d’épanouissement humain». L’avènement de la Ve République, affirment-ils, ouvre la perspective d’une gouvernance pragmatique, orientée vers des résultats au service de la communauté éducative. Cette main tendue, marquée de respect, d’humilité et de sursaut patriotique, appelle une réponse des plus hautes autorités.

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