Ntoum : la découverte du corps d’un commerçant ravive l’inquiétude sur l’insécurité
2026-03-03 - 13:05
Le corps sans vie d’un ressortissant burkinabè de 27 ans, identifié comme Amidou Lobane, a été découvert dans son épicerie au quartier Essassa-Bissobinam, dans le troisième arrondissement de la commune de Ntoum, le lundi 2 mars 2026. Selon les premières informations, la victime aurait été attaquée tard dans la nuit. Son corps, retrouvé à l’intérieur de son commerce, portait plusieurs coups de machette ainsi que des traces visibles de violence. Une enquête devrait permettre de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame. Le commerce où la victime exerçait. © D.R. Au quartier Essassa-Bissobinam, dans le troisième arrondissement de la commune de Ntoum, la dépouille d’un commerçant a été découverte au petit matin du lundi 2 mars 2026 par des voisins, dans sa chambre. Le tenancier aurait été violemment attaqué. Tout porte à croire que l’agression s’est produite à une heure tardive, alors que les habitants de cette bourgade dormaient profondément. Alerté des faits, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Ntoum s’est rapidement rendu sur les lieux, entouré des officiers de police judiciaire compétents. Sur place, les premières constatations ont révélé de multiples traces de violences, notamment des coups de machette portés sur différentes parties du corps du ressortissant ouest-africain. Face à la gravité des faits, une enquête a été aussitôt ouverte afin d’élucider les circonstances exactes de ce crime et d’identifier le ou les auteurs présumés du meurtre d’Amidou Lobane. Un climat d’insécurité à Essassa Une vue de la foule après la découverte macabre. © D.R. Un climat d’insécurité préoccupant s’est installé à Essassa-Bissobinam depuis plusieurs mois, mais également à Essassa-Nzogmitang, situé dans le deuxième arrondissement du chef-lieu du département du Komo-Mondah. Les habitants évoquent une montée inquiétante des actes criminels dans ces zones devenues sensibles. Selon des sources concordantes, ces localités enregistreraient chaque année trois à quatre homicides volontaires, sans compter les braquages devenus presque routiniers. Une situation qui alimente la psychose et fragilise davantage le tissu social. D’autres riverains pointent du doigt l’intense activité nocturne, notamment la prolifération de bars et de boîtes de nuit, comme un facteur aggravant. Mais le malaise va plus loin, toujours selon les riverains, les auteurs de certains braquages seraient connus d’une partie de la population. Pourtant, par crainte de représailles ou par solidarité mal placée, beaucoup choisiraient de garder le silence. Même des témoins directs d’attaques préfèrent se taire, rendant plus complexe le travail des forces de sécurité en laissant prospérer un sentiment d’impunité.