Énergie durable : le Gabon ouvre la voie à des investissements massifs pour sortir des délestages
2026-03-18 - 14:02
Libreville a accueilli, le 17 mars, un dialogue stratégique de haut niveau sur l’avenir énergétique du Gabon, présidé par le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier. Cette rencontre, enrichie par la présence de délégations d’institutions financières internationales, de partenaires techniques et d’acteurs du secteur privé, s’inscrit dans la politique de développement économique et énergétique impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les participants à ce Dialogue posant avec le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier. © D.R. Au Gabon, les ménages et industries font face à des coupures récurrentes dues à des infrastructures vétustes et à une dépendance excessive aux importations de combustibles fossiles. Ce qui freine considérablement l’économie nationale. À Libreville, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a présidé, le 17 mars, une rencontre réunissant des délégations d’institutions financières internationales, des partenaires techniques et d’acteurs privés. Ce cadre de haut niveau a favorisé un dialogue structuré entre l’État gabonais, ces institutions et les opérateurs énergétiques, posant les bases d’investissements massifs. Accélérer la diversification des sources d’énergie Face à ces défis persistants d’approvisionnement – coupures récurrentes d’électricité affectant les ménages et les entreprises, surcoûts prohibitifs des générateurs diesel et instabilité du réseau – cet événement visait à accélérer la diversification des sources d’énergie pour une production plus résiliente. Conformément à la vision présidentielle, le Gabon mise ainsi sur l’hydroélectricité pour soutenir une croissance économique durable. Les populations gabonaises, confrontées quotidiennement à des délestages prolongés, qui paralysent les activités domestiques, agricoles et industrielles, attendent des solutions concrètes pour rompre avec la dépendance aux importations de combustibles fossiles. Le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, présidant les travaux. © D.R. La table ronde entendait de ce fait rechercher des voies pour moderniser les infrastructures pour une électrification fiable et accessible. Ce qui devrait réduire les inégalités énergétiques qui touchent particulièrement les zones périurbaines et rurales. Les échanges ont mis en lumière les atouts du pays, tels que ses ressources hydroélectriques sous-exploitées, tout en soulignant les contraintes budgétaires et techniques qui freinent les investissements. Dynamiser le secteur énergétique Et la plateforme a offert une occasion unique de forger un dialogue structuré entre l’État gabonais, les institutions financières et les acteurs énergétiques. «Pour le Gabon, le développement d’infrastructures énergétiques modernes, durables et compétitives constitue un levier essentiel pour soutenir l’industrialisation du Gabon», a souligné le vice-président de la République. La conciliation entre la biodiversité exceptionnelle du Gabon – forêts primaires et bassins versants riches – et le financement d’infrastructures énergétiques ont également fait partie des échanges. Comment éviter un recours accru aux énergies fossiles tout en préservant cet héritage environnemental ? Ces interrogations, cruciales face aux pénuries actuelles qui forcent les ménages à recourir à des solutions précaires et polluantes, ont dominé les discussions en favorisant des approches intégrées, comme les barrages à faible impact et les partenariats verts. La rencontre s’est conclue par la signature d’un accord pour dynamiser le secteur énergétique.