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«Moi, Mbina» : 19 poèmes pour exorciser les blessures et reconquérir soi-même

2026-03-30 - 10:22

Présenté récemment à Port-Gentil, le recueil Moi, Mbina, premier ouvrage d’Edgard Mbina Mboumba, dit Nzim’a Hech, explore avec intensité un parcours de vie marqué par l’abandon et la résilience, offrant un témoignage poétique centré sur la quête d’identité et le dépassement de soi. Une vue de la couverture et de la 4e de couverture de l’ouvrage. © GabonReview La mairie du 1er arrondissement de Port-Gentil a prêté son cadre, vendredi 27 mars 2026, pour la présentation au public de Moi, Mbina, premier livre de l’écrivain gabonais Edgard Mbina Mboumba. L’œuvre de 57 pages rassemblant 19 poèmes, publiée aux éditions Le Lys Bleu sous le nom de plume Nzim’a Hech, plonge le lecteur dans un récit introspectif nourri d’épreuves personnelles. Il faut dire que les textes sont inspirés d’une jeunesse marquée par l’abandon parental, la solitude et des difficultés à la fois physiques et psychologiques. À travers ce recueil, l’auteur retrace un cheminement intérieur où se mêlent douleurs, ressentiments et espoirs. Sa prose, à l’image de «Trop de choses», «Seul», «Espoir» ou «Résilience», traduit une évolution progressive vers l’apaisement. L’écriture s’impose comme un exutoire, un moyen de transformer les blessures en force et de redonner du sens à un vécu tourmenté. «C’est un message d’espoir que je lance dans ce recueil afin de garder foi en soi-même, et avoir cette envie de rebondir même quand c’est difficile», explique Edgard Mbina Mboumba. L’auteur évoque notamment une enfance difficile, marquée par des périodes passées auprès de sa grand-mère, qui ont profondément influencé sa trajectoire personnelle et son rapport au monde. Aller de l’avant... inexorablement Edgard Mbina Mboumba, dit Nzim’a Hech, présentant son recueil de poèmes, le 27 mars 2026, à Port-Gentil. © GabonReview Nzim’a Hech décrit un parcours empreint d’abandon, de rejet familial et de solitude, mais aussi de transformation intérieure et de renouveau spirituel. Chaque poème y est présenté comme une «confession brûlante», oscillant entre rage, tendresse et quête de sens, dans un équilibre entre colère face à l’injustice et attachement aux racines culturelles. Revenant sur les épreuves traversées, l’auteur confie : «Dans ma vie, j’ai fait face à des situations qui m’ont emmené à faire des choses qui ont menacé mon existence. Malgré ça j’ai su rebondir afin d’aller de l’avant». Un témoignage qui met en avant une volonté de dépassement et une résilience construite dans l’adversité. Au-delà de l’expérience individuelle, Moi, Mbina aborde des thématiques universelles telles que la quête d’identité, les tensions entre traditions et modernité, ainsi que les réalités sociales contemporaines. L’auteur y propose une lecture introspective des défis auxquels fait face une jeunesse en quête de repères. Il confie avoir principalement écrit cet ouvrage pour «exorciser les démons internes». «Aujourd’hui, je me sens libéré [...] j’ai réussi à sortir de ce cercle vicieux avec des pensées incessantes». À travers cette œuvre, Edgard Mbina Mboumba signe un premier recueil à forte charge émotionnelle, qui se veut à la fois témoignage personnel et message d’espoir pour une génération confrontée à des parcours fragmentés.

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