Moanda : Warren, tué par méprise dans la forêt de l’Ogooué
2026-02-10 - 16:28
Le drame de la chasse nocturne a encore frappé dans la province du Haut-Ogooué. Dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 février 2026, un jeune compatriote d’une vingtaine d’années, identifié sous le prénom de Warren, a perdu la vie près de Moanda, confondu avec du gibier par un autre chasseur. Warren, un jeune Gabonais dont la vie s’est brutalement arrêtée dans l’obscurité des sous-bois. © GabonReview La forêt de l’Ogooué, située à proximité de la gare ferroviaire de Moanda, a été le théâtre d’un événement tragique le week-end écoulé. Ce qui devait être une partie de chasse ordinaire a viré au cauchemar lorsqu’un coup de feu mortel a atteint Warren, un jeune Gabonais dont la vie s’est brutalement arrêtée dans l’obscurité des sous-bois. Selon les premiers éléments communiqués par les autorités judiciaires, l’auteur présumé du coup de feu est Roméo Braxy Lemboumba, un Gabonais âgé de 46 ans. Lors de ses premières déclarations, ce dernier aurait expliqué avoir confondu la victime avec un porc-épic, une proie prisée par les chasseurs de la région, alors qu’il opérait dans une zone à la visibilité réduite. Alertées dès la survenance du drame, les forces de sécurité se sont déportées sur les lieux pour procéder aux premières constatations. Roméo Braxy Lemboumba a été immédiatement interpellé et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Moanda. Saisi de l’affaire, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Franceville a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. Les investigations devront faire la lumière sur : les circonstances exactes de la décharge de l’arme ; la légalité de l’arme utilisée ; le respect des règles de sécurité encadrant l’activité cynégétique dans cette zone. Ce nouvel accident relance une fois de plus le débat sur les dangers inhérents à la chasse de nuit, une pratique courante mais particulièrement périlleuse en raison du manque de visibilité. Face à la récurrence de ces drames, les autorités locales ne cessent d’appeler à une prudence accrue et au strict respect des consignes de sécurité pour éviter de nouvelles tragédies humaines au nom du « gibier ».