Moanda : un pasteur béninois incarcéré pour viol présumé sur mineure
2026-03-30 - 11:51
Un nouveau scandale éclabousse le milieu religieux, notamment dans la province du Haut-Ogooué. Emmanuel Fayili, 28 ans, de nationalité béninoise et pasteur d’une église de réveil à Moanda, a été placé en détention préventive à la prison centrale de Franceville, le 23 mars, selon plusieurs sources judiciaires concordantes. Il est accusé d’agression sexuelle sur une jeune fille de 15 ans. Vue d’une rue de la ville de Moanda. © D.R. Pasteur d’une église de réveil de nationalité béninoise, Emmanuel Fayili, 28 ans, défraie actuellement la chronique à Moanda. Alors qu’il est supposé indiquer la voix aux fidèles de sa paroisse, ce dernier n’aurait trouver bon que de s’adonner aux pratiques d’un autre âge sur une enfant de 15 ans, fille de ses voisins, qu’il connaissait bien. Entendu par le juge d’instruction en charge du dossier, le prédicateur a été inculpé pour viol présumé. D’après les témoignages, le pasteur aurait exploité sa proximité avec la famille pour inviter la jeune fille à son domicile, prétextant une séance de prière. Cependant, au lieu du moment de recueillement attendu, il lui aurait offert un jus de fruit avant que celle-ci ne sombre dans un profond sommeil. C’est alors, selon l’accusation, qu’il en aurait profité pour abuser de l’adolescente. Vive indignation parmi les membres de sa communauté religieuse Avertis par leur fille dès son réveil, les parents ont immédiatement porté plainte auprès de la brigade de gendarmerie du chef-lieu du département de la Lébombi-Léyou. Ils ont ensuite fait examiner médicalement l’enfant, et les résultats auraient confirmé les signes de violences sexuelles. L’enquête préliminaire, conduite par les officiers de police judiciaire, aurait été accélérée par les aveux du mis en cause. À l’issue de son audition, Emmanuel Fayili a été présenté au parquet, puis formellement inculpé. Le magistrat instructeur a ordonné son placement sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville. L’affaire a provoqué une vive indignation parmi les membres de sa communauté religieuse, profondément choqués par «l’acte de celui qu’ils considéraient comme un guide spirituel». Il devra répondre de ses actes devant la justice.