Millennial Potash : à Toronto, le ministre des Mines exige des retombées concrètes pour la Nyanga
2026-03-04 - 09:35
En marge du PDAC 2026 à Toronto, le ministre gabonais des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a échangé avec les responsables de Millennial Potash au sujet du projet de potasse de Mayumba. Si l’entreprise canadienne affiche des perspectives prometteuses, l’État gabonais exige des retombées socio-économiques concrètes et durables pour la province de la Nyanga. Millennial Potash a déjà lancé une étude de faisabilité définitive (DFS) pour son projet de potasse de Banio, au Gabon. © D.R. En marge du congrès annuel de la Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2026) à Toronto, le ministre gabonais des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a accordé une audience le 3 mars 2026 aux responsables de Millennial Potash, conduits par son vice-président, Jack Scott. Au centre des discussions : l’évolution du projet d’exploration de la mine de potasse de Mayumba, située dans la province de la Nyanga, ainsi que les retombées attendues pour les populations locales. Les responsables de la société canadienne ont présenté un état d’avancement jugé encourageant. Les travaux d’exploration réalisés à ce jour confirment, selon eux, la présence d’un gisement significatif. Le projet pourrait, à terme, générer entre 300 et 500 emplois directs, sans compter les effets induits sur l’économie locale. Le ministre des Mines et les responsables de Millennial Potash, le 3 mars 2026 à Toronto. © Ministère des Mines Positionnée comme acteur stratégique du financement dans le secteur extractif, l’entreprise a réaffirmé son intérêt pour le Gabon, mettant en avant le potentiel structurant du projet pour le développement de la filière potasse et le renforcement de l’attractivité minière du pays. En réponse, le membre du gouvernement a rappelé avec fermeté les attentes de l’État gabonais : la province de la Nyanga devra être placée au cœur des priorités, avec un impact socio-économique tangible et durable. Il a insisté sur l’impératif d’intégrer pleinement les communautés locales aux bénéfices de l’exploitation, notamment à travers la résorption du chômage. Pour Sosthène Nguema Nguema, l’exploitation du gisement devra s’accompagner d’une transformation visible de Mayumba et de ses environs, à travers le développement d’infrastructures modernes, d’établissements scolaires et sanitaires, de logements ainsi que d’espaces de loisirs. L’essor du secteur minier, a-t-il souligné, doit se traduire concrètement par un progrès social partagé et une véritable équité territoriale à l’échelle nationale.