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Makokou : une jeune mère de 18 ans meurt après un avortement clandestin

2026-03-19 - 13:42

À Makokou, une Gabonaise de 18 ans, déjà mère d’un nourrisson de huit mois, a perdu la vie après avoir tenté d’interrompre sa grossesse à l’aide de substances traditionnelles. Un drame qui relance la question de l’accès à des services de santé reproductive sécurisés. C’est au Centre hospitalier régional Omar-Bongo-Ondimba de Makokou que la jeune mère a rendu l’âme. © D.R. Le samedi 14 mars 2026, Mariame Ilomba, âgée de 18 ans et mère d’un bébé de huit mois, est décédée au Centre hospitalier régional Omar-Bongo-Ondimba de Makokou (CHROBOM), des suites de complications liées à un avortement clandestin, rapporte le quotidien L’Union. Selon les informations recueillies, la jeune femme aurait ingéré une importante quantité de médicaments traditionnels qu’elle aurait elle-même préparés, dans le but d’interrompre une grossesse. Cette pratique, réalisée sans encadrement médical, aurait entraîné de graves complications. D’après une source proche de la famille citée par nos confrères, son état de santé était déjà critique à son admission à l’hôpital. Les médecins auraient constaté une intoxication sévère ainsi que des lésions internes importantes, causées par les substances absorbées. Malgré une prise en charge rapide, les tentatives de stabilisation sont restées vaines, l’évolution de son état étant jugée irréversible. Un drame révélateur d’un problème de santé publique Ce décès met en lumière les dangers des avortements clandestins, souvent pratiqués dans des conditions précaires et sans suivi médical. Il soulève également la question de l’accès à des services de santé reproductive sûrs, ainsi que celle de l’information et de l’accompagnement des jeunes femmes confrontées à des grossesses non désirées. Au-delà du fait divers, ce drame ravive un débat sensible dans la société gabonaise, notamment sur l’accès à la contraception, le planning familial et le soutien aux jeunes mères. Pour de nombreux observateurs, une sensibilisation accrue et un meilleur encadrement apparaissent indispensables pour prévenir de tels cas à l’avenir. Mariame Ilomba laisse derrière elle un nourrisson de huit mois, désormais privé de sa mère.

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