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Littérature : “Moi, Mbina”, une œuvre entre douleur, résilience et quête d’identité

2026-03-29 - 15:12

Présenté à la mairie du 1er arrondissement de Port-Gentil, l’ouvrage “Moi, Mbina”, premier livre de l’écrivain gabonais Edgard Mbina Mboumba, propose une plongée dans un parcours personnel marqué par l’adversité. Publié sous le nom de plume Nzim’a Hech, ce recueil de 57 pages, composé de 19 poèmes, retrace une jeunesse confrontée à l’abandon parental, à la solitude et à des épreuves physiques et psychologiques. À travers ses textes, l’auteur met en lumière un cheminement intérieur façonné par la douleur et la résilience. Des poèmes tels que Trop de choses, Seul, Espoir ou Résilience traduisent une évolution progressive vers une forme d’apaisement. L’écriture apparaît ainsi comme un moyen de faire face aux blessures du passé et de donner un sens aux expériences vécues. « C’est un message d’espoir que je lance dans ce roman afin de garder foi en soi-même, et avoir cette envie de rebondir même quand c’est difficile », explique Edgard Mbina Mboumba. Il évoque notamment une enfance marquée par des difficultés et des périodes passées auprès de sa grand-mère, qui ont profondément influencé son parcours personnel. Revenant sur les épreuves traversées, l’auteur confie : « Dans ma vie j’ai fait face à des situations qui m’ont emmené à faire des challenges qui ont menacé mon existence. Malgré ça j’ai su rebondir afin d’aller de l’avant ». Ce témoignage met en avant une volonté de dépassement face aux obstacles rencontrés. Au-delà de l’expérience individuelle, l’ouvrage aborde des thématiques plus larges telles que la quête d’identité, les tensions entre traditions et modernité, ainsi que les réalités sociales contemporaines. ‹‹ La principale raison m’ayant permis d’écrire ce livre, c’était d’exorcicer les démons internes. C’est à-dire les pensées qui me rongeaient à tout moment. Je procrastinais au lieu d’aller de l’avant avec des pensées positives. Aujourd’hui je me sens libéré, j’ai ce poids qui a disparu de ma tête, j’ai réussi à sortir de ce cercle vicieux avec des pensées incessantes ››, avoue l’écrivain. À travers le personnage central, “Moi, Mbina” propose une réflexion sur les défis d’une jeunesse en quête de repères. Jean-Jacques Rovaria Djodji

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