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Libreville : l’IHPA renforce son dispositif avec un laboratoire d’entomologie médicale

2026-03-19 - 15:42

Afin de mieux contenir les maladies à transmission vectorielle au Gabon, l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement (IHPA) de Libreville s’est doté d’un laboratoire d’entomologie médicale inauguré ce jeudi 19 mars 2026 à Libreville. Cet outil technique vient renforcer les capacités des équipes de santé en matière de surveillance, de prévention et de riposte face aux pathologies liées aux vecteurs. Photo de famille à l’issue de la cérémonie inaugurale, le 19 mars 2026, à Libreville. © GabonReview À l’occasion de l’inauguration du laboratoire d’entomologie médicale à l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement (IHPA) de Libreville, une infrastructure dédiée à la lutte contre les maladies à transmission vectorielle, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a présidé une cérémonie ayant rassemblé un parterre d’invités. Prenant la parole, la membre du gouvernement a souligné que cette initiative s’inscrit dans une dynamique stratégique portée par les autorités. «Ce laboratoire s’inscrit dans la stratégie “Une seule santé”, qui vise à promouvoir une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale, telle que définie dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD). L’objectif est d’améliorer la qualité des soins à travers un effort national de construction, de réhabilitation et d’équipement des structures de santé, à l’exemple de ce laboratoire d’entomologie», a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé que, dans un contexte marqué par le changement climatique, l’urbanisation rapide et la mobilité accrue des populations, les risques d’émergence et de réémergence des maladies vectorielles demeurent préoccupants. Paludisme, dengue, chikungunya, fièvre jaune ou encore trypanosomiase humaine africaine figurent parmi les pathologies dont la propagation est favorisée par ces facteurs. «Face à ces défis, il est impératif de disposer d’outils scientifiques performants, notamment pour l’identification et la surveillance des vecteurs, l’étude de leur comportement et de leur dynamique, le suivi de la résistance aux insecticides, l’évaluation des stratégies de lutte antivectorielle, ainsi que l’appui technique aux programmes nationaux de contrôle des maladies», a-t-elle précisé. Quelques moments de la cérémonie. Coupure du ruban, visite du laboratoire par la ministre, un appareil du laboratoire, et l’assistance. © GabonReview Dans le même élan, le chargé du bureau de l’OMS au Gabon, Jeff Kabinda Maotela, a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des données fiables pour mieux lutter contre les maladies. «On ne peut combattre efficacement que ce que l’on est capable de mesurer avec précision», a-t-il rappelé. Grâce à cette nouvelle capacité, le Gabon pourra renforcer sa base de données épidémiologiques, affiner ses modèles de prévision et accélérer la prise de décisions opérationnelles. Au-delà de ses performances techniques, cet outil se veut également un levier au service de la science et de la rigueur méthodologique, indispensable à la construction d’un système de santé résilient, davantage orienté vers la prévention. Un bâtiment de 110 m2 pour près d’une dizaine de services Le bâtiment qui abrite ce laboratoire, d’une superficie de 110 m2, a été conçu pour répondre aux exigences techniques de la recherche en entomologie médicale. Revenant sur la vision et l’ambition de cette infrastructure, le directeur général de l’IHPA, Saturnin Mve Nguema, a détaillé la configuration des lieux ainsi que les services qui y sont associés. «Le laboratoire inauguré est un bâtiment de 110 m2 comprenant une salle d’analyse des larves de moustiques, une salle des tests de sensibilité, une salle d’identification et de dissection des insectes, une salle de réunion, une salle d’habillage/déshabillage, deux bureaux administratifs, un secrétariat, une salle d’attente ainsi que deux vestiaires. Une annexe servira également de dépôt pour les appareils et les produits de lutte antivectorielle», a-t-il précisé. Selon lui, cette réalisation marque le point de départ d’un projet plus large au sein de l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement. À terme, l’établissement ambitionne de se doter d’un pôle scientifique complet, incluant, en plus du laboratoire d’entomologie médicale déjà opérationnel, un laboratoire de malacologie médicale, un laboratoire d’analyse des eaux ainsi qu’un laboratoire de microbiologie alimentaire. Thecia Nyomba

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