Libreville célèbre la Francophonie sous le signe de la paix, de la jeunesse et de la culture
2026-03-26 - 13:12
À l’occasion de la 56e édition de la Journée internationale de la Francophonie, célébrée en différé le mercredi 25 mars 2026, une cérémonie mettant en lumière la diversité culturelle s’est tenue au siège régional de l’OIF, situé au Haut de Guégué à Libreville. Cette rencontre avait pour objectif de promouvoir la langue française comme vecteur de dialogue, de paix et de coopération, tout en valorisant la richesse culturelle des pays francophones et le rôle de la jeunesse dans la construction de sociétés inclusives. Photo de famille à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la Francophonie, le 25 mars 2026 à Libreville. © GabonReview Pour célébrer la Journée internationale de la Francophonie, les membres du gouvernement, les ambassadeurs francophones ainsi que les représentants des organisations nationales et internationales se sont réunis au siège de l’OIF, le mercredi 25 mars 2026, à l’occasion de la célébration en différé de cet événement qui a mis en avant la diversité et la vitalité de la Francophonie à travers le monde. Dans cette dynamique, le représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, Alphonse Waghena, a tenu à rappeler, dans son allocution, la portée de cette journée : «Le français est un lien puissant qui unit des millions de locuteurs, favorisant le dialogue et la compréhension mutuelle, véritables leviers de paix», a-t-il déclaré. Il a également souligné qu’à travers cette célébration, les francophones mettent à l’honneur leur langue et leur culture grâce à diverses activités, telles que la musique, la danse, les débats, les concours, les dégustations gastronomiques ainsi que les activités sportives. Dans cette dynamique, le président du groupe des ambassadeurs francophones, Abdella Sbihi, est revenu sur la dimension géopolitique de l’OIF : «L’OIF, qui rassemble aujourd’hui 90 États et gouvernements, représente un espace géopolitique majeur couvrant près de 1,5 milliard d’individus à travers le monde et incarne bien davantage qu’un simple espace linguistique», a-t-il déclaré. Autrement dit, selon lui, la langue française constitue un cadre structuré d’action multilatérale en faveur de la paix, de la démocratie, de l’État de droit et du développement durable. Mettre la jeunesse et la paix au centre de la Francophonie Quelques moments de la cérémonie. La secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères faisant son discours, les autorités faisant le tour et les stands. © GabonReview Quant à la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chargée de l’intégration et de la diaspora, Roseline Patricia Mboukou, elle a rappelé que la célébration de la 56e Journée internationale de la Francophonie fait référence à la signature, le 20 mars 1970, de la Convention de Niamey. Placée sous le thème «Génération Z, génération paix», cette édition vise, au Gabon, à mettre en lumière le rôle des jeunes face aux défis contemporains, ainsi que leur capacité à imaginer et à construire des sociétés plus inclusives et apaisées. Elle a également souligné que la langue française, qui a su coexister harmonieusement avec les langues locales du Gabon, est porteuse de valeurs essentielles, telles que «l’éducation, la citoyenneté, la pluralité, le partage et la paix», a-t-elle précisé. En outre, célébrer la Francophonie en faveur de la jeunesse constitue une invitation à dresser un état des lieux et à définir avec clarté les ambitions ainsi que les priorités en la matière. Cette exigence implique la mise en place de mécanismes garantissant une formation de qualité, afin de permettre à la jeunesse de se prendre véritablement en charge et de s’épanouir sur les plans intellectuel, moral et spirituel. Par ailleurs, en marge de la cérémonie, plusieurs activités culturelles ont été organisées, avec la participation de pays tels que le Bénin, le Burkina Faso, le Maroc, la France, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Congo. Ces activités ont mis à l’honneur les arts culinaires, l’artisanat ainsi que les danses traditionnelles, illustrant ainsi toute la richesse et la diversité culturelle de l’espace francophone. Thécia Nyomba