Libreville : après l’attaque au Molotov d’un lycée, 21 élèves devant le juge des mineurs
2026-03-18 - 11:53
Un acte de violence sans précédent, au Lycée technique national Omar-Bongo (LTNOB) de Libreville, a suscité une réaction judiciaire et policière d’une rapidité exemplaire. Vingt et un élèves (21), placés en garde à vue depuis lundi 16 mars, comparaissent ce mercredi 18 mars devant la juridiction des mineurs pour violences et destruction de biens publics. Les auditions et comparutions de ce mercredi devraient de clarifier les faits et certainement d’établir les responsabilités de chacun de ces élèves accusés (photo d’illustration). © D.R. L’incident, survenu jeudi dernier, a été immortalisé par une vidéo virale montrant un élève cagoulé projetant un cocktail Molotov vers les salles de classe, semant la panique. Toute chose ayant amené le gouvernement, réuni en commission interministérielle le 16 mars, à afficher sa détermination à endiguer cette insécurité en milieu scolaire. Une insécurité exacerbée par la circulation de drogues et des violences entre élèves. Ainsi, des apprenants ont été interpellés. Vingt et un élèves (21), placés en garde à vue depuis lundi 16 mars, rapporte le quotidien L’Union de ce mercredi 18 mars, vont comparaitre devant la juridiction des mineurs. Il leur est reproché la de biens publics, ainsi que des actes de violence. Sur 24 interpellés par les Forces de police nationale (FPN), 21 ont été entendus par la Police judiciaire (PJ) dans une enquête ouverte en moins de 48 heures, confirmée par une source judiciaire fiable. Les forces de l’ordre ont, en effet, immédiatement réagi. Dès le vendredi, rapporte notre source, les Forces de police d’intervention (Fopi), déployées à la demande du proviseur, ont sécurisé le site. Ce qui a permis d’assurer la continuité des cours, malgré tout, dans un climat tendu. L’administration envisage des Conseils de discipline pouvant mener à des exclusions définitives Au-delà des poursuites pénales qu’encourent les présumés coupables de ces actes de violence et de destruction des biens publics, des sanctions disciplinaires pèsent également sur eux. L’administration envisage des Conseils de discipline pouvant mener à des exclusions définitives, a indiqué notre confrère, invoquant une source proche de la direction académique de l’Estuaire. L’enquête explore les mobiles ayant entrainé ces débordements. Il s’agit notamment de la consommation de stupéfiants rapportée chez plusieurs suspects. L’Académie provinciale, zone Estuaire souligne que le LTNOB (3 300 élèves), associé au Lycée technique national de Libreville (1 200) et à l’Institut de technologie d’Owendo (1 100), concentre plus de 5 000 jeunes, attirant trafiquants et tensions liées au narcotrafic. Les auditions et comparutions de ce mercredi devraient de clarifier les faits et certainement d’établir les responsabilités de chacun des accusés.