Le taux d’activité des femmes stagne autour de 53 % depuis 1990 (Banque mondiale)
2026-03-08 - 09:55
Malgré les progrès réalisés dans l’éducation et le développement des compétences, le taux d’activité des femmes stagne autour de 53 % depuis 1990. Cette sous-représentation n’est pas qu’une question d’équité. Lorsque la moitié de la population est exclue, le développement ne peut pas avancer. Garantir aux femmes la chance de gagner leur vie, de participer et de diriger Avoir une connexion haut débit permet de se lancer dans des activités rémunératrices. Or, des millions de femmes n’ont toujours pas de connexion à Internet et restent exclues de l’économie numérique. Le manque de protection sociale, notamment l’insuffisance des aides au revenu et le coût inabordable des soins, repousse des millions de femmes du marché du travail. Cela freine en même temps les progrès des pays. À cela s’ajoute le manque d’accès au crédit, qui empêche les entreprises dirigées par des femmes de grandir et de créer des emplois. En nous concentrant sur ces trois leviers — l’usage du numérique, la protection sociale et l’accès aux capitaux —, nous nous efforçons d’éliminer les obstacles systémiques et de créer de réelles opportunités pour les femmes, tout en renforçant les économies locales et nationales. La croissance économique au féminin La situation économique des femmes diffère selon les contextes. Mais partout, quand les femmes ont la possibilité de gagner leur vie, de créer des entreprises et d’accéder à des postes de direction, c’est toute leur communauté qui en bénéficie, au-delà de leur foyer. L’accès aux opportunités peut tout changer Le mouvement est déjà là. Lent parfois, discret souvent, mais bien réel. Partout, des femmes acquièrent de nouvelles compétences, accèdent à des outils longtemps inaccessibles, obtiennent des droits et transforment tout cela en possibilités concrètes. Ce qui se joue dépasse les trajectoires individuelles : ces avancées amplifient, irriguent les économies et industries locales et dessinent des sociétés plus solides, moins vulnérables, plus justes. Les partenariats propulsent les progrès Aucune institution ne peut, à elle seule, libérer tout le potentiel des femmes. Les progrès se concrétisent avec des partenaires capables d’orienter les politiques, de mobiliser des capitaux et d’apporter des solutions à grande échelle. C’est en conjuguant les forces que l’on transforme des opportunités en emplois et en croissance durable. Un Groupe de la Banque mondiale uni dans l’action Le Groupe de la Banque mondiale dispose d’un département « Genre » dédié à l’harmonisation des actions menées dans ce domaine et à leur alignement sur sa mission consistant à soutenir l’autonomisation des individus et le renforcement des économies. La BIRD et l’IDA appuient des réformes de politiques publiques et la mise en place de systèmes nationaux qui élargissent les possibilités offertes aux femmes. IFC soutient la création de marchés et la mobilisation de capitaux privés. La MIGA sécurise les investissements qui peuvent créer des emplois pour les femmes. Enfin, le CIRDI renforce la confiance des investisseurs en assurant un cadre juridique stable. Source : Banque mondiale