TheGabonTime

«Le patient ne doit plus avoir peur de se rendre à l’hôpital», estime Pr Elsa Nkana Ayo-Bivigou

2026-03-05 - 10:15

Réunie le 4 mars 2026 au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) avec les directeurs généraux des structures hospitalières et des centres médicaux du Grand Libreville, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a appelé à une profonde amélioration de l’accueil et de la prise en charge dans les établissements sanitaires. Objectif affiché : restaurer la confiance entre les populations et le système de santé, afin que les Gabonais ne craignent plus de se rendre à l’hôpital lorsqu’ils sont malades en raison de la réputation exécrable de l’accueil, particulièrement dans les structures publiques. La ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou. © Com. ministère/Santé La ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a tenu le 4 mars 2026, à l’amphithéâtre du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), une rencontre avec les directeurs généraux des structures hospitalières et les responsables des centres médicaux du Grand Libreville. Cette réunion de travail visait à impulser une nouvelle dynamique dans la gouvernance du système de santé, avec pour priorité la qualité de la prise en charge des patients. Face aux responsables hospitaliers, la ministre a insisté sur la nécessité de replacer le patient au centre du dispositif sanitaire. Elle a appelé à davantage de rigueur, de responsabilité et d’engagement dans l’exercice de la médecine, rappelant que cette profession demeure avant tout une mission d’humanité. Dans son intervention, la patronne du département de la Santé a particulièrement insisté sur la question de l’accueil dans les structures sanitaires, souvent décrié par les usagers. Pour elle, il est impératif d’inverser cette perception et de rétablir la confiance entre les populations et les établissements de santé. «Le patient ne doit plus avoir peur de se rendre à l’hôpital», a-t-elle indiqué, invitant les responsables à instaurer une culture de respect et d’écoute à tous les niveaux. Une réforme alignée sur la vision présidentielle La démarche engagée par la ministre s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui attend du secteur de la santé davantage d’efficacité, de transparence et de résultats concrets. Dans cette perspective, le ministère entend renforcer la gouvernance des établissements sanitaires à travers des outils modernes de suivi et d’évaluation basés sur les projets assignés et les performances attendues. La digitalisation du système hospitalier constitue l’un des axes majeurs de cette réforme. L’objectif est de connecter progressivement les structures sanitaires du pays afin d’améliorer la disponibilité des statistiques médicales, la traçabilité des soins et la gestion des ressources. La question des ressources humaines a également été abordée au cours des échanges. La ministre a rappelé que le secteur souffre encore des conséquences du gel des recrutements observé durant près d’une décennie, qui a entraîné un déficit notable en spécialistes, particulièrement dans les structures sanitaires de l’intérieur du pays. La stratégie envisagée repose à la fois sur une meilleure valorisation des compétences disponibles et sur des recrutements ciblés en fonction des besoins réels. Des priorités techniques pour renforcer le système hospitalier Plusieurs dossiers opérationnels ont également été examinés, notamment la gestion des ambulances et des véhicules de liaison, l’autonomie des structures hospitalières en matière d’approvisionnement en oxygène, ainsi que la capacité et l’organisation des morgues. Sur ce dernier point, la ministre a évoqué l’opérationnalisation progressive de neuf centrales d’oxygène installées dans les structures sanitaires, une initiative visant à renforcer l’autonomie des établissements et à sécuriser la prise en charge des patients. Au terme de cette rencontre, la ministre de la Santé a appelé l’ensemble des responsables hospitaliers à s’inscrire dans une logique de performance et de résultats mesurables. Pour elle, l’amélioration durable du système de santé repose sur une gestion rigoureuse, une organisation plus efficace et une mobilisation collective autour d’un objectif central : offrir aux populations un service de santé plus humain et plus performant.

Share this post: