La Panthère qui a dévoré un chef du village a été abattu et incinéré
2026-03-24 - 15:23
La panthère qui avait tué un chef de village dans la province de l’Ogooué-Lolo (sud-est du Gabon) a été abattue puis incinérée environ une semaine après le drame, en présence des forces de l’ordre et des autorités locales, ont indiqué des sources familiales contactées par la rédaction de Gabonactu.com. L’animal avait mortellement attaqué Patrick Pingani, chef du village Ndambi, dans le district de Ndangui, dont le corps avait été retrouvé mutilé au lendemain de l’attaque survenue de nuit. La présence du félin dans les environs des habitations suscitait l’inquiétude des riverains, selon des témoignages recueillis localement. D’après ces sources, la victime, père de cinq enfants, revenait d’une visite familiale dans un village voisin situé à environ un kilomètre, lorsqu’il a été attaqué sur le chemin du retour, qu’il empruntait habituellement sans escorte. Alertées, les autorités ont rapidement ordonné l’abattage de l’animal. Des moyens ont été déployés avec l’appui de chasseurs locaux dans les villages de Ndambi et Likokodiba, où le félin avait déjà été signalé pour des attaques répétées sur des animaux domestiques. Dans la nuit du 22 au 23 mars, la panthère a été repérée derrière des maisons d’habitation. Touchée par un tir, elle a d’abord réussi à prendre la fuite avant d’être retrouvée morte le lendemain matin près d’un cours d’eau où se baignaient les habitants de Ndambi. Après constat, la carcasse de l’animal a été incinérée en présence de gendarmes, d’autorités administratives et de villageois, soulagés par la disparition de ce qu’ils considéraient comme une menace majeure. La dépouille de Patrick Pingani a été transférée à la morgue de Koulamoutou. Son inhumation est prévue le 4 avril dans son village natal. Selon des sources locales, en 2020, une autre panthère avait été abattue dans la localité. Elle décimait les moutons, les poules et autres petits bétails. L’agression mortelle de Patrick Pingani, selon ces mêmes sources, est totalement étrange et sans précédent récent dans la région, où cette espèce protégée est pourtant présente. Carl Nsitou