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Journée nationale de l’enseignant : Le souvenir vivace de Martine Oulabou Mbadinga

2026-03-23 - 10:32

Le 23 mars de chaque année, la communauté éducative gabonaise célèbre la Journée nationale de l’enseignant, en hommage à Martine Oulabou Mbadinga, abattue à la suite d’une fusillade, le 23 mars 1992, lors d’une manifestation pacifique pour les droits et l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Trente-quatre ans après, cette date symbolise toujours la lutte pour la reconnaissance et la dignité du corps enseignant. Le 23 mars 1992, Libreville est le théâtre d’une mobilisation syndicale pacifique organisée par les syndicats des enseignants. Martine Oulabou Mbadinga, institutrice âgée alors de 33 ans, participe activement à cette marche réclamant de meilleures conditions de travail et une revalorisation du métier. Vers le centre-ville, la manifestation est dispersée par les forces de l’ordre. Au cours de l’intervention, Martine Oulabou, membre active du Syndicat de l’éducation nationale (Séna), est mortellement touchée par balle. Sa mort, survenue dans un contexte de revendications sociales intenses au début des années 1990, marque un tournant douloureux dans l’histoire syndicale gabonaise. Au fil des années, son sacrifice a transcendé le drame individuel pour devenir un symbole collectif. En mémoire de cette enseignante, militante syndicaliste, le 23 mars a été institué Journée nationale de l’enseignant au Gabon. Cette date rappelle le prix payé pour défendre les droits du corps enseignant et invite à poursuivre le combat pour une éducation valorisée et respectée. Aujourd’hui, Martine Oulabou reste une figure emblématique : son nom évoque la détermination face à l’adversité, le courage dans l’engagement syndical et l’aspiration à une reconnaissance durable des enseignants. Son souvenir unit la communauté éducative autour d’un idéal de justice et de dignité professionnelle. En ce 23 mars 2026, alors que les hommages se multiplient dans les écoles et les syndicats, l’héritage de Martine Oulabou continue d’inspirer ceux qui portent la craie et forment les générations successives. Son engagement n’a pas été vain : il vit dans chaque lutte pour un enseignement libre, valorisé et respecté au Gabon. Alph ’-Whilem Eslie et Darène Mabelle Ayingone

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