Gestion des deniers publics : 19 comptables publics jurent fidélité et probité
2026-03-23 - 14:32
Ce lundi 23 mars 2026, au Palais de justice de Libreville, 19 nouveaux comptables publics ont prêté serment lors d’une cérémonie solennelle, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de hautes autorités judiciaires, dont Alex Euv Moutsiangou, premier président de la Cour des comptes. Ces derniers se sont engagés à «servir l’État avec fidélité, à remplir leurs fonctions avec probité et à se conformer aux lois et règlements», marquant ainsi un engagement à la fois personnel et pécuniaire au service de la Nation. Photo de famille à l’issue de la cérémonie de prestations de serment des comptables, le 23 mars 2026, à Libreville. © GabonReview À l’occasion de la cérémonie de prestation de serment organisée, lundi 23 mars 2026, à Libreville, 19 comptables publics ont officiellement prêté serment. Cette cérémonie visait à leur rappeler les exigences fondamentales de leur fonction, notamment l’obligation de faire preuve d’une honnêteté stricte et scrupuleuse, ainsi que de respecter rigoureusement les principes de justice et de morale dans l’exercice de leurs attributions. Ils ont ainsi juré «de servir l’État avec fidélité, de remplir leurs fonctions avec probité et de se conformer aux lois et règlements». Selon la procureure générale près la Cour des comptes, Isabelle Rashiwa épouse Rolago, ce serment constitue un engagement solennel pris à la fois devant la juridiction financière et devant la Nation, les obligeant à exercer leurs missions avec probité, rigueur et loyauté. Elle a par ailleurs souligné la portée de cet engagement, rappelant qu’il implique une responsabilité personnelle forte : «Par cet acte, vous engagez votre responsabilité devant la société. En d’autres termes : si vous manquez à vos obligations, vous vous exposez à des sanctions prévues par la loi, notamment des peines d’emprisonnement, des amendes ou encore des mesures de déchéance de vos fonctions, à la demande du ministère public». D’ailleurs, bien que l’événement ait été accueilli avec fierté, il constitue avant tout un rappel : aucun comptable public ne peut prendre ses fonctions sans avoir préalablement constitué un cautionnement et été nommé en Conseil des ministres. Isabelle Kwaou, de la Trésorerie spéciale des financements extérieurs et des contreparties, a souligné que toutes les règles énoncées sont déjà bien intégrées par les comptables publics, tout en rappelant qu’une telle piqûre de rappel reste nécessaire. «Il est important de nous rappeler en permanence que tout comptable public qui engage sa responsabilité dans la gestion des deniers publics s’expose à des sanctions disciplinaires et judiciaires. Chaque fois qu’un comptable public pose des actes contraires à ces principes, il engage sa responsabilité et devient un comptable de fait, encourant ainsi des sanctions aussi bien sur le plan pénal que sur le plan administratif», a-t-elle déclaré. Appelés à être des prévôts et des hommes de vertu Quelques moments de la cérémonie. Les autorités présentes à l’évènement, prestation de serment et les 19 comptables. © GabonReview Pour conclure, le premier président de la Cour des comptes, Alex Euv Moutsiangou, n’a pas hésité à rappeler toute la portée de cette cérémonie de prestation de serment. «Jurer de servir l’État avec fidélité, c’est manifester solennellement de la constance dans l’exercice de vos fonctions. Jurer de les remplir avec probité, c’est s’engager à faire preuve d’une honnêteté stricte et scrupuleuse, en observant rigoureusement les principes de justice et de morale dans l’exercice de vos attributions. Jurer de se conformer aux lois et règlements qui garantissent l’inviolabilité et le bon emploi des deniers publics, c’est reconnaître le caractère intangible des fonds de l’État, des collectivités locales, des missions diplomatiques et consulaires, ainsi que des établissements publics soumis aux règles de la comptabilité publique. Ces deniers ne doivent être utilisés que conformément à leur destination légale», a-t-il déclaré. En guise de recommandation, il n’a donné qu’un seul conseil : «Soyez de bons prévôts, soyez des hommes et des femmes d’honneur, soyez des femmes et des hommes de vertu». Selon lui, la vertu constitue en effet la valeur centrale qui fonde et féconde la République, au sens platonicien du terme. Thécia Nyomba