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Germain Biahodjow met en garde la CNR : «Ayez des élus ou taisez-vous !»*

2026-03-09 - 12:14

Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a fermement réagi lors de sa conférence de presse du 8 mars, aux prises de position de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et de ses alliés, dont REAGIR et Ensemble pour le Gabon (EPG) d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, sur l’état de la Nation. Il a qualifié cette initiative de «normale dans une démocratie», mais a immédiatement mis en garde sur sa légalité. Selon lui, «pour être un parti politique existant au Gabon, il faut remplir des conditions : avoir des élus nationaux. Trois ! Avoir un minimum d’élus locaux», a-t-il insisté, annonçant la vérification de la légitimité de ces partis. Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, répondant à la presse, le 8 mars 2026 à Libreville. © GabonReview Lors de sa conférence de presse du 8 mars, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a répondu aux propos tenus, 24 heures plus tôt, par la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et ses alliés, dont REAGIR et Ensemble pour le Gabon (EPG), sur l’état de la nation durant ces dernières années. Pour le chef du département ministériel en charge des Médias et de la Communication, cette approche est normale dans une démocratie. Sauf qu’il a insisté sur le respect strict des conditions légales pour l’existence des partis politiques au Gabon, telles que définies par la Constitution, la loi sur les partis politiques et le Code électoral. Le gouvernement «ne va pas trembler» Il a averti les membres de ce groupe sur le fait que, sans élus nationaux ou locaux minimums, ces formations ne peuvent se prévaloir du statut de partis. «Pour être un parti politique existant au Gabon, il faut remplir les conditions. Avoir des élus nationaux. Trois ! Avoir un minimum d’élus locaux. Et donc, ce que je veux dire à la plateforme, c’est d’abord de savoir si ces partis politiques remplissent les conditions d’existence en tant que partis politiques au Gabon», a-t-il déclaré. Germain Biahodjow a de même observé que de nombreux partis de cette plateforme, souvent issus de l’ancien régime, pourraient ne pas respecter ces exigences légales issues de la Constitution, de la loi sur les partis politiques et du Code électoral. Il a de ce fait regretté que ces acteurs «puissent violer la loi gabonaise» en s’exprimant comme des partis légaux sans avoir obtenu ne serait-ce qu’un député ou un élu local lors des processus électoraux passés. Le gouvernement, a-t-il précisé, «ne va pas trembler» et procédera à une vérification stricte sur le plan du droit. Ces problèmes datent depuis au moins 20 ans Dans le même temps, le ministre a rejeté les accusations de mauvaise gouvernance portées par l’opposition, soulignant que ces acteurs, issus de l’ancien régime, n’ont pas de leçons à donner. Il a notamment visé l’ex-chef du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, dernier Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba, dont le gouvernement aurait amplifié les problèmes économiques et sociaux. «Nous ne recevons pas des leçons de ces politiciens. Parce que ces politiciens étaient, jusqu’en 2023, les grands hommes d’État. Je ne voudrais pas parler, par exemple, de M. Alain-Claude Bilie-Nze, qui est le leader, mais qui a été le dernier premier ministre de M. Ali Bongo Ondimba», a-t-il affirmé. Pour le membre du gouvernement, «c’est sous le gouvernement de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze que les problèmes économiques et sociaux, culturels et même d’image de notre État se sont amplifiés». Ce qui l’a amené à défendre les efforts actuels du gouvernement Oligui Nguema pour rationaliser la gestion des ressources et limiter l’impact de «la dette héritée». Concernant les problèmes récurrents d’eau et d’électricité dénoncés par la CNR et ses alliés, M. Biahodjow a rappelé leur ancienneté : «ce n’est pas en 2024 ou 2025-2026 que ces problèmes ont été créés. Ces problèmes datent depuis au moins 20 ans». Il a invité l’opposition à des débats sur des «dossiers vrais», précisant les réformes en cours, comme l’ouverture à la concurrence du secteur et la publication des listes de branchements illégaux par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), héritage, selon lui, d’une mauvaise gouvernance passée. Nécessité d’un climat d’apaisement et de paix pour résoudre les préoccupations légitimes Il a appelé au ressaisissement pour éviter d’exacerber l’impatience du peuple gabonais, a-t-il souhaité en notant qu’«il faut qu’on travaille dans un climat d’apaisement, de paix, de respect pour que les solutions soient trouvées aux préoccupations légitimes de notre peuple». Le ministre de la Communication a ainsi lancé un appel solennel au ressaisissement : «si j’avais un appel à lancer au nom du gouvernement, c’est d’appeler ces hommes politiques au ressaisissement, parce que le peuple gabonais devient de plus en plus impatient». Sans négliger leur sortie, il a insisté sur la nécessité d’un climat d’apaisement et de paix pour résoudre les préoccupations légitimes, sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema pour une haute inclusion nationale. *Ce titre est une paraphrase des propos du ministre

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