Gabon : ReconAfrica relance l’évaluation du bloc Ngulu et met en avant un fort potentiel pétrolier
2026-03-27 - 11:02
La société canadienne ReconAfrica annonce le retraitement en cours des données sismiques 3D du bloc Ngulu, au large du Gabon, préalable à une nouvelle évaluation des ressources d’ici fin 2026. L’entreprise souligne surtout les «atouts majeurs» de ce permis, qu’elle considère comme une zone à fort potentiel pétrolier. Un employé de ReconAfrica en pleine opération sur un site d’exploration. © D.R. La société pétrolière et gazière canadienne ReconAfrica a engagé une nouvelle phase d’analyse sur le bloc offshore Ngulu, situé en eaux peu profondes au large du centre du Gabon. Dans un communiqué publié le 26 mars 2026, l’entreprise indique procéder actuellement au retraitement des données sismiques 3D sur les zones clés du bloc Ngulu, notamment la découverte de Loba. Cette étape technique doit permettre d’affiner la compréhension géologique du permis. Une fois le processus achevé, la société prévoit de «sélectionner un emplacement d’évaluation sur la découverte de pétrole de Loba et [de] commander une étude de ressources auprès d’un tiers», dont les résultats sont attendus d’ici fin 2026. D’une superficie de 1 214 km2 — «équivalente à 54 blocs du golfe du Mexique» selon la société —, le bloc Ngulu est présenté comme un actif stratégique. Il se situe «dans l’axe de plusieurs importants gisements pétroliers en production», ce qui renforce, aux yeux de ReconAfrica, ses perspectives de développement. Un potentiel significatif à confirmer L’entreprise insiste particulièrement sur les atouts géologiques du permis. Parmi eux, «la découverte du gisement de Loba et plus de 28 prospects identifiés par sismique dans les zones pré- et post-salifères», éléments qui traduisent, selon elle, un potentiel significatif encore à confirmer par les travaux en cours. Au-delà du cas gabonais, ReconAfrica poursuit ses activités d’exploration en Afrique australe, notamment dans la ceinture plissée de Damara et le bassin de rift de Kavango, à cheval entre la Namibie, l’Angola et le Botswana. La société affirme disposer de permis couvrant environ 13 millions d’acres dans cette région. Dans l’ensemble de ses opérations, elle indique s’engager à «minimiser l’impact sur les habitats naturels» et à appliquer «les meilleures pratiques environnementales et sociales», conformément aux standards internationaux.