Gabon : REAGIR, l’aile Ndong Obiang confirme son Congrès pour le 28 mars, malgré la guéguerre
2026-03-25 - 13:12
Alors qu’une guéguerre oppose deux fractions du parti REAGIR (Réappropriation du Gabon, de son indépendance, pour sa reconstruction), notamment à propos du leadership, l’aile dirigée par François Ndong Obiang, actuel ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, confirme son Congrès extraordinaire pour le 28 mars prochain. Il s’agira d’apporter des «réponses claires et concrètes aux nombreuses questions et inquiétudes exprimées». François Ndong Obiang, l’actuel ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, est à la manœuvre à la tête de REAGIR, proche de l’Exécutif. © GabonReview Lors de la déclaration de presse lue, le 14 mars dernier, par Bruno Ondo Mintsa, le Conseiller du président de cette formation, dans un climat de «responsabilité, de lucidité et d’engagement», le parti REAGIR (Réappropriation du Gabon, de son indépendance, pour sa reconstruction), en l’occurrence la fraction dont le leader est l’actuel ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, annonçait un Congrès extraordinaire pour le 28 mars prochain. Cette date est confirmée par les instances de cette formation politique dont l’une des ailes se réclame soutien de l’Exécutif et l’autre profondément ancrée dans l’opposition. Qu’à cela ne tienne, l’aile de François Ndong Obiang, qui appelait déjà, sans le nommer, Michel Ongoundou Loundah, qui dirige l’autre camp de REAGIR, à abandonner sa «posture d’imposture» pour préserver la crédibilité de cette formation politique, organise ce rendez-vous pour apporter des «réponses claires et concrètes aux nombreuses questions et inquiétudes exprimées» tant par les militants que par les sympathisants, en mobilisant les forces vives autour d’une vision partagée. S’adapter et se renouveler pour jouer un rôle moteur dans la reconstruction démocratique du pays Ainsi, indiquait Bruno Ondo Mintsa, l’événement sera l’occasion de définir les orientations de cette écurie politique, «d’établir un nouveau cadre stratégique et de renforcer ses structures afin de mieux répondre aux enjeux actuels et futurs». En clair, en organisant ce Congrès extraordinaire, dans un contexte d’évolution rapide de l’environnement politique national et international, REAGIR entend s’adapter et se renouveler pour jouer un rôle moteur dans la reconstruction démocratique et le développement du pays. «Nous sommes convaincus que ces transformations offrent une opportunité historique pour repenser notre stratégie, renforcer notre cohésion et affirmer notre vision pour l’avenir», déclarait, au nom du bureau exécutif, le Conseiller du président. REAGIR, du moins l’aile François Ndong Obiang, veut de ce fait mener et adapter des réformes pour sa pérennité, en marquant son attachement aux valeurs de démocratie, d’équité et de progrès. Sauf que ce Congrès extraordinaire se tient dans ce contexte de bicéphalisme et de crise à la tête de cette formation politique qui a débuté ses activités, il y a quelques années, dans l’opposition contre le régime d’Ali Bongo Ondimba.