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Gabon : à Port-Gentil, Augustin Émane inspecte la prison et annonce des libérations d’office pour détenus illégaux

2026-03-24 - 11:52

À l’occasion d’une mission d’urgence menée, le 23 mars, à Port-Gentil, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Émane, s’est rendu dans les juridictions et entités relevant de son département. À la prison centrale de la capitale économique, il a annoncé la poursuite imminente des libérations d’office pour les personnes maintenues illégalement en détention. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Émane, de passage à Port-Gentil. © D.R. En séjour à Port-Gentil, le 23 mars, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Émane, s’est enquis du fonctionnement des entités sous tutelle. Une occasion pour lui de voir dans quelles conditions travaillent ses collaborateurs, mais également dans quelles conditions sont détenues les personnes privées de leurs droits. Ainsi, ce fut également l’opportunité d’annoncer la poursuite des libérations d’office pour les personnes maintenues illégalement en prison. Son intervention s’inscrit dans une démarche résolue visant à restaurer l’État de droit au sein des établissements pénitentiaires du pays. Érigée dans les années 1970 pour 250 détenus, la prison centrale de Port-Gentil abrite aujourd’hui 1 003 pensionnaires Dans ce lieu de privation de liberté à Port-Gentil, le membre du gouvernement a inspecté plusieurs quartiers de détention afin de se faire une idée directe des conditions de détention des personnes privées de liberté. Accompagné du directeur de la prison de Port-Gentil, le colonel Ona Mbega, et du directeur régional, Alex Steeve Ngowé, il a engagé des échanges francs avec les pensionnaires. Ces interactions ont permis de cerner les dysfonctionnements structurels et humains qui minent le système carcéral. Érigée dans les années 1970 pour n’accueillir que 250 détenus, la prison centrale de Port-Gentil – rénovée en 1996 suite à un incendie dévastateur – abrite aujourd’hui 1 003 pensionnaires. La maison d’arrêt pour femmes compte quant à elle 32 détenues, dont 15 condamnées et 17 prévenues. Cet entassement criant contrevient aux normes internationales en matière de droits humains et entache la réputation du Gabon sur la scène mondiale. Engagement ferme à moderniser les infrastructures et à accélérer les procédures administratives Clichés de la visite du ministre de la Justice à Port-Gentil. © D.R. Dans ce contexte, Augustin Émane a profité de cette visite pour annoncer l’arrivée prochaine d’une mission d’enquête diligentée par l’Inspection générale des services judiciaires. Celle-ci examinera minutieusement les cas de détentions préventives abusives ou de peines purgées, mais prolongées irrégulièrement. «Car, on juge un État à partir de la manière avec laquelle il respecte les droits de ses détenus», a-t-il rappelé, soulignant que cette initiative vise le strict respect de la loi et la restauration de la dignité des détenus. Le ministre a exhorté la direction de la maison d’arrêt à transmettre, sans délai, à la tutelle les états des besoins, afin de répondre efficacement aux exigences de toutes les entités pénitentiaires. Cette initiative proactive du chef de département ministériel en charge de la Justice témoigne d’un engagement ferme à moderniser les infrastructures et à accélérer les procédures administratives, dans l’intérêt d’une justice équitable et humaine.

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