Gabon : le maire de Libreville dément un cabinet «pléthorique» et évoque 36 conseillers
2026-03-11 - 14:35
Dans un entretien accordé au quotidien L’Union, le maire de Libreville, Pierre Mathieu Obame Etoughe, a fermement contesté les critiques visant la taille de son cabinet. L’édile assure que celui-ci compte 36 conseillers, et non 186, comme l’affirment certaines rumeurs, tout en défendant les réformes engagées pour améliorer la gouvernance municipale. Le maire de Libreville, Pierre Mathieu Obame Etoughe. © Com. Mairie/LBV Face aux critiques relayées ces derniers jours sur la supposée composition «pléthorique» de son cabinet, le maire de Libreville, Pierre Mathieu Obame Etoughe, a tenu à clarifier la situation. Dans une interview publiée par le quotidien L’Union, l’édile dément catégoriquement les chiffres avancés par certains observateurs. «Aujourd’hui, j’ai un cabinet de trente-six (36) conseillers. Ça, tout le monde peut le vérifier. Rien à voir donc avec les cent quatre-vingt-six (186) personnes que j’aurais nommées», a-t-il déclaré, dénonçant des accusations relevant selon lui de «la mauvaise foi». Le maire explique que, depuis sa prise de fonction, des réformes organisationnelles ont été engagées au sein du cabinet municipal. Celles-ci incluent notamment la mise en place de départements structurés, destinés à améliorer l’efficacité administrative et à lutter contre l’absentéisme observé par le passé. Selon lui, cette réorganisation vise à mettre fin à certaines pratiques qui voyaient des conseillers rester absents de leur poste pendant plusieurs mois. Dans la même logique de rationalisation, Pierre Mathieu Obame Etoughe indique avoir réduit les émoluments des chargés d’études et de mission. L’ensemble de ces mesures devrait être présenté lors du prochain Conseil municipal de Libreville, annoncé dans environ trois semaines. Répartition des ressources entre mairies d’arrondissement Interrogé également sur les critiques concernant l’allocation de 70 millions de francs CFA aux six mairies d’arrondissement, le maire central rappelle le cadre légal régissant leur fonctionnement. Selon lui, les maires d’arrondissement sont avant tout des délégués du maire central, dont les compétences se limitent principalement à la gestion de l’état civil, sauf délégation spécifique. Il précise que les fonds évoqués correspondent aux «états spéciaux», destinés à couvrir les besoins de fonctionnement des mairies d’arrondissement. «Ces états spéciaux étaient plafonnés à 60 millions auparavant», souligne-t-il, estimant que l’augmentation à 70 millions démontre qu’il ne mène «aucune croisade» contre ces autorités locales. Digitalisation et assainissement des effectifs Enfin, le maire de Libreville affirme poursuivre l’objectif de modernisation de la gouvernance municipale, conformément à la feuille de route fixée par les autorités de la République. Cette stratégie repose notamment sur la digitalisation de l’administration, la réduction des charges salariales et l’augmentation des recettes municipales. Dans ce cadre, la mairie travaille avec l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF). Pierre Mathieu Obame Etoughe affirme que ce processus serait déjà réalisé à près de 70 %, permettant notamment de radier environ 300 agents fictifs des effectifs municipaux et de mettre fin à plusieurs dysfonctionnements administratifs. Par ces clarifications, l’édile entend ainsi répondre aux critiques tout en mettant en avant les réformes qu’il affirme conduire pour renforcer l’efficacité de l’administration municipale de Libreville.