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Gabon : deux propositions de loi de Mpaga pour traquer la corruption et l’opacité dans la gestion des ressources naturelles

2026-03-26 - 12:42

Georges Mpaga, sénateur engagé dans la lutte contre la corruption, a récemment déposé, au Sénat, deux propositions de loi. La première porte sur le recouvrement des avoirs détournés en République gabonaise, tandis que la seconde vise la transparence dans le secteur extractif et la gestion des ressources naturelles. Ces textes, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP), actuellement en examen à la haute chambre du Parlement, engagent la démarche vers la fin de l’impunité, en privilégiant non seulement les sanctions pénales, mais surtout la restitution effective des biens mal acquis. Georges Mpaga estime que l’adoption de ces propositions de loi permettrait de récupérer des milliards de francs CFA sans recourir à l’endettement et favorisera un développement. © D.R. Acteur de la société civile gabonaise, défenseur des droits humains, connu pour ses actions pour la démocratie et contre le régime d’Ali Bongo, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), Georges Mpaga, Sénateur, a récemment soumis deux propositions de loi, en examen au Sénat. Ces proposition portent sur le recouvrement des avoirs détournés en République gabonaise et sur la transparence dans le secteur extractif et la gestion des ressources naturelles. Selon leur initiateur, ces propositions s’inscrivent dans la lignée des engagements du chef de l’État. «Fidèle à l’engagement du chef de l’État de mettre fin à l’impunité, chaque franc détourné doit retourner dans les caisses de l’État pour financer les infrastructures et la santé. Le président a entendu la forte demande sociale», a-t-il déclaré, rapporté par l’AGP. Il a fait savoir que «ces lois visent à garantir que l’argent du Gabon revienne aux Gabonais, notamment pour régulariser les situations administratives et assurer le paiement des rappels attendus par les agents publics». Il a par ailleurs souligné la nécessité de «briser le cycle de l’opacité qui maintient une partie de la population dans la pauvreté, malgré les richesses du pays». «La réduction du risque de corruption renforce l’attractivité du pays et sa crédibilité sur la scène internationale» Parmi les mesures phares figure la création d’une Agence nationale de gestion des avoirs saisis et confisqués. Un outil, présenté comme clé, pour traquer les biens mal acquis au niveau national et international. «Ce mécanisme permettra de traquer les biens mal acquis, tant au niveau national qu’international, en introduisant l’inversion de la charge de la preuve en cas d’enrichissement illicite manifeste», a expliqué le sénateur à notre confrère. Les textes prévoient également la divulgation des contrats miniers et pétroliers, l’identification des bénéficiaires effectifs pour mettre fin aux prête-noms, et la publication systématique des revenus versés à l’État. L’adoption de ces propositions de loi représente un enjeu indéniable sur les plans économique et international. Elle permettrait de récupérer des milliards de francs CFA sans recourir à l’endettement et favorisera un développement financé par les ressources propres du Gabon. Sur la scène mondiale, «en protégeant ses ressources, le Gabon envoie un signal fort aux investisseurs et partenaires tels que le FMI, la Banque mondiale et l’ITIE», a-t-il fait remarquer, indiquant que «la réduction du risque de corruption renforce l’attractivité du pays et sa crédibilité sur la scène internationale».

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