Gabon : Akanda accueillera le premier grand institut cardio-neuro-vasculaire du pays
2026-03-01 - 09:45
Le gouvernement gabonais a signé, le 27 février 2026, une convention avec Agentis Groupe pour la construction à Akanda d’un institut hospitalier de 340 lits spécialisé dans les pathologies cardio-vasculaires et neurologiques. Implanté sur l’ancien site du Delta Postal, l’établissement, présenté comme un futur centre de référence sous-régional, doit notamment améliorer la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), aujourd’hui première cause d’hospitalisation en neurologie dans le pays. L’ancien site du Delta Postal accueillera le futur institut. © D.R. Le ministère de la Santé a officialisé vendredi la construction de l’Institut des maladies cardio-neuro-vasculaires Brice Clotaire Oligui Nguema. L’accord, conclu avec Agentis Groupe, marque le démarrage d’un projet hospitalier spécialisé destiné à renforcer l’offre de soins face à la progression des maladies cardiovasculaires et neurologiques au Gabon. Le futur établissement sera aménagé sur l’ancien site du Delta Postal, dans la commune d’Akanda, et transformé en «hôpital de haute technologie dédié aux pathologies cardio-vasculaires et neurologiques, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC)». Pour la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, l’infrastructure doit constituer «un pôle stratégique d’excellence, destiné à renforcer durablement l’offre de soins et la capacité de réponse du système de santé face à la flambée des maladies cardio-neuro-vasculaires». Un centre spécialisé pour la prise en charge rapide des AVC Poignée de main entre les deux nouveaux partenaires. © Com. Ministère Le projet prévoit un hôpital de 340 lits, doté d’urgences opérationnelles 24h/24, d’une imagerie cérébrale immédiate et de protocoles médicaux destinés à raccourcir les délais de prise en charge. Des unités de soins intensifs, de rééducation fonctionnelle et de suivi post-hospitalisation sont également annoncées, ainsi que des programmes de prévention. Le ministère insiste sur l’enjeu médical. «En matière d’AVC, chaque seconde compte», rappelle le communiqué, soulignant qu’une intervention rapide conditionne les chances de survie et de récupération des patients. L’institut devrait mobiliser neurologues, neurochirurgiens, cardiologues et personnels paramédicaux spécialisés, avec un plateau technique comprenant blocs opératoires dédiés, unités neuro-vasculaires et laboratoires modernes. Réduire les évacuations sanitaires Au-delà de la prise en charge hospitalière, les autorités ambitionnent de faire de l’établissement un centre de référence pour l’Afrique centrale et de limiter les transferts de patients vers l’étranger. L’infrastructure «contribuera à réduire les évacuations sanitaires» et à renforcer la souveraineté sanitaire nationale, selon le ministère. Le projet s’inscrit dans la politique d’investissement public en infrastructures sanitaires portée par le chef de l’État. La signature de la convention traduit, d’après le communiqué, la volonté de «doter le Gabon d’infrastructures sanitaires modernes, performantes et adaptées aux défis contemporains». Outre l’impact sanitaire, les autorités évoquent également des retombées économiques, notamment la création d’emplois qualifiés et le transfert de compétences médicales. La mise en service de l’Institut des maladies cardio-neuro-vasculaires est présentée comme une étape de la transformation du système de santé gabonais, confronté à l’augmentation des maladies chroniques et des urgences neurologiques.