Gérard Ella Nguema : éloges à Oligui Nguema, Bilie-By-Nze à l’index
2026-03-22 - 16:52
Sorti d’une longue hibernation politique, le président du Front patriotique gabonais (FPG), Gérard Ella Nguema, était face à la presse, le 20 mars à Libreville. Au menu : la vision de son parti, un soutien appuyé à la gestion d’Oligui Nguema, un appel à l’unité nationale et quelques propositions pour parfaire le chantier de la 5e République. Gérard Ella Nguema, le 20 mars 2026, à Libreville. © GabonReview Après une période d’observation de la vie politique nationale, le président du Front patriotique gabonais (FPG), Gérard Ella Nguema, a brisé le silence, le 20 mars, à travers une conférence de presse, à Libreville. L’occasion pour dévoiler la vision de son parti. Mais c’est surtout sa défense enflammée de la gestion du président, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a dominé les débats, accompagnée d’un appel vibrant à l’unité nationale. Dans le même temps, il s’en est pris, comme d’autres membres des partis de la galaxie présidentielle, à l’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, tout en faisant quelques propositions pour l’amélioration de l’univers politique, social et économique. «Sous l’ère d’Ali Bongo, a-t-on assisté à un tel niveau de réalisations en un an ?» Quelques clichés de la rencontre de Gérard Ella Nguema avec la presse. © GabonReview Ella Nguema a salué le CTRI qui a qui a mis fin à la dictature des Bongo, en apportant espoir aux Gabonais, après 42 ans sous Omar Bongo et 14 ans sous Ali Bongo. Parmi les chantiers soulignés et salués, figurent la construction des routes en béton, des ponts, des voies de contournement et une nouvelle Constitution via le référendum. Il a vanté les avancées sous la présidence d’Oligui Nguema, listant des projets concrets comme la Cité administrative, la réhabilitation du ministère des Affaires étrangères et du Camp de police, la Baie-des-rois, les deux tours jumelles de 50 étages, le bitumage de la voie Cocobeah-Ntoum, de l’axe Oyem-Mongomo et les taxis Gab pour créer des emplois. «Sous l’ère d’Ali Bongo, a-t-on assisté à un tel niveau de réalisations en un an ?», a-t-il lancé, comparant favorablement les trois ans d’Oligui Nguema (transition incluse) aux 14 ans d’Ali Bongo. Mieux, il a tenté d’expliquer les retards dans certains projets par des intempéries, la structure du sol et biens d’autres contingences. Secteur de l’éducation : des problèmes persistants depuis les années 1990 Se prononçant sur le secteur de l’éducation, il a reconnu les problèmes persistants depuis les années 1990, appelant à la sagesse du gouvernement et à la patience des enseignants. Pour lui, «ce régime n’existe que depuis un an seulement». Ce qui l’a amené à critiquer vertement Alain-Claude Bilie-By-Nze, le dernier ancien Premier ministre d’Ali Bongo, notamment accusé d’amnésie et d’imposture. «Notre frère Bilie-By-Nze est peut-être devenu amnésique, au point qu’il oublie totalement qu’il a occupé de hauts postes de responsabilités durant le passage des Bongo au pouvoir. Ministre délégué, ministre, ministre d’Etat pour finir Premier Ministre...», a-t-il fait remarquer, non sans ajouter : «ta place est en prison. Tu devrais remercier président Oligui Nguema pour ta liberté». Le président du FPG a ainsi longuement dénoncé les «oiseaux de mauvaises augures», indexant encore Alain-Claude Bilie-By-Nze et Ali Akbar Onanga, qui, pour lui, sèment la diversion, pour écorner l’image d’Oligui Nguema. Des propositions du FPG adressées directement au président Oligui Nguema D’autres part, il a apprécié les politiques souverainistes comme la transformation locale des matières premières, la ‘’gabonisation’’ de plusieurs secteurs, l’arrêt des importations de poulet en 2027 et l’exploitation du fer de Belinga. Il a averti contre les influences étrangères et les traîtres internes, invoquant le cas de la Libye : «soyons donc vigilants, car nous avons parmi ces brigands nos propres frères Gabonais qui se sont liés à eux pour barrer la route à notre président». Le président du FPG a présenté des propositions du FPG, adressées directement au président Oligui Nguema, chef du gouvernement au demeurant. Il a appelé à construire des maisons de relogement avant toutes démolitions ; à réviser la Constitution pour avoir un régime clair ; à revoir la loi sur les formations politique ; à viabiliser les zones de relogement à l’avance ; à taxer les véhicules aux vitres teintées ; à délocaliser l’hôpital de Nkembo ; à revisiter les conventions du port d’Owendo et à clarifier la taxe carbone du Bassin du Congo. «Excellence, votre rôle a évolué, vous n’êtes plus seulement l’incarnation de la rupture, vous êtes désormais le garant du bon fonctionnement de l’Etat», a-t-il conclu, insistant sur la transparence et la rupture avec les privilèges.