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À Franceville et Boumango, la nouvelle ministre des Affaires étrangères appelle à l’unité derrière Oligui Nguema

2026-03-01 - 18:05

L a nouvelle ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, récemment nommée à ce poste, a été officiellement présentée, le 27 février dernier, dans sa province natale du Haut-Ogooué. À Franceville devant un parterre de notables, élus, chefs traditionnels et forces de sécurité, elle a exprimé une «émotion profonde» en se présentant «en tant qu’enfant de cette belle province». Ce, avant l’étape de Boumango où, en disant sa reconnaissance, elle a indiqué que «l’heure est au rassemblement». «Je vous demande de taire toute divergence et de former un bloc uni derrière le président de la République», a-t-elle déclaré. Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny et la doyenne politique de la localité, Brigitte Onkanowa, ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale. © D.R. Cheffe de la diplomatie gabonaise depuis janvier 2026, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny a séjourné ce weekend dans sa région natale, dans la province du Haut-Ogooué. A Franceville, dans le département de la Mpassa et à Boumango, dans le département de l’Ogooué-Létili, elle a été présentée aux siens et à la notabilité administrative, sécuritaire et locale par la doyenne politique de la localité, Brigitte Onkanowa, ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale. Une occasion pour ces personnalités de rendre hommage aux président Brice Clotaire Oligui Nguema pour sa nomination au premier gouvernement de la Ve République. «Autour du chef de l’État, nous devons ériger une muraille de solidarité» Instantanés du séjour de Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny dans le Haut-Ogooué. © D.R. Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny a loué le Seigneur «sans qui rien ne peut être fait». Elle a de même salué la ministre d’État Brigitte Onkanowa pour son parrainage, le gouverneur, le maire pour son accueil, ainsi que les sénateurs, députés et chefs traditionnels pour leurs bénédictions, vues comme un «bouclier spirituel». À Franceville, la ministre a appelé à l’unité et à la responsabilité collective. «Franceville ne peut se développer dans la division. Je nous exhorte à taire nos divergences. Autour du chef de l’État, nous devons ériger une muraille de solidarité», a-t-elle déclaré, insistant sur le rôle de la jeunesse et des femmes ‘’altogovéennes’’ comme «fers de lance indispensables pour notre avenir». Elle a promis de revenir malgré ses obligations diplomatiques tournées vers l’étranger. «Je n’aurai pas souvent l’occasion d’être ici avec vous, mais je saurai trouver du temps pour venir vous voir dès que j’en aurais la possibilité», a-t-elle déclaré. Sa personne, mais aussi toute la province a été honoré, tout en saluant la solidité des institutions restaurées. L’étape de Boumango, dans le département de l’Ogooué-Létili, a été marquée par une tonalité plus intime, comme un retour «à la source», là où son «histoire personnelle rencontre la grande histoire de l’Ogooué-Létili». «Comme je l’ai dit à Franceville, je le répète ici avec plus de force encore : l’heure est au rassemblement. Je vous demande de taire toute divergence et de former un bloc uni derrière le président de la République», a souhaité la ministre des Affaires étrangères. «Pour que les richesses du sous-sol se transforment en écoles, en centres de santé et en routes pour nos villages» Dans cette ville, la ministre a évoqué un «tournant historique» lié à la découverte du gisement de fer qui devrait transformer cette terre agricole en «poumon industriel du Gabon». «Ce fer ne profitera à Boumango que si nous sommes soudés. Nous devons préparer ce ‘virage économique’ ensemble pour que les richesses du sous-sol se transforment en écoles, en centres de santé et en routes pour nos villages», a-t-elle martelé. La jeunesse a été appelé à se former aux métiers de la mine et de la logistique, et les femmes comme «socle de nos familles et de notre économie», à s’impliquer dans les projets de développement et la sous-traitance. Pour sceller son engagement, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny a nommé Gildas Boukouya, fils du département, Chargé de mission dans son cabinet. «Gildas n’est pas seulement un collaborateur ; il est votre voix au sein de mon ministère. Sa mission est d’assurer la liaison permanente entre vos préoccupations quotidiennes et mon bureau de ministre», a-t-elle annoncé. Malgré ses voyages à New York, Paris ou Addis-Abeba, elle a affirmé : «Mon cœur reste ici».

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