Forêt, environnement et cohabitation homme-faune : Maurice Ntossui Allogo sur le terrain pour dynamise le secteur
2026-03-05 - 15:45
Fidèle à la feuille de route présidentielle sur la gestion durable des forêts et de l’environnement, le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, chargé du Conflit homme-faune, Maurice Ntossui Allogo, a lancé, le 3 mars dernier, une mission stratégique de terrain. Cette initiative, inscrite dans le bilan des cent premiers jours du gouvernement, l’a conduit dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo, de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué. Le ministre Ntossui Allogo et les représentants des communautés rurales impactées par le conflit homme-faune. © D.R. Instantanés de la tournée du ministre Ntossui Allogo. © D.R. «Notre objectif est clair : transformer les défis environnementaux en opportunités de développement souverain». Tel est le propos du ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, chargé du Conflit homme-faune, Maurice Ntossui Allogo, qui a entamé, le 3 mars dernier, une descente de terrain pour s’imprégner de ce qui se fait en matière de gestion durable des forêts et de l’environnement à travers le pays. Cette tournée répond à une triple exigence à savoir dynamiser le secteur bois, atténuer les impacts du conflit homme-faune sur les ruraux et formaliser la filière viande de brousse pour équilibrer sécurité alimentaire et biodiversité. «Nous devons assurer un suivi rigoureux des mesures de protection tout en posant les bases d’une gestion responsable de la faune sauvage», a insisté Maurice Ntossui Allogo. Les objectifs incluent la relance des unités industrielles forestières et le renforcement des infrastructures anti-intrusions animales, favorisant ainsi une cohabitation pacifique et une économie locale résiliente. Réponse rapide et humaine aux menaces quotidiennes La première escale a été à Koumameyong, dans le département de la Mvoung (Ogooué-Ivindo), où il a inspecté les installations de la coopérative «Le Chant des Champs». Une clôture électrique, financée par l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique centrale (Cafi), y protège efficacement les cultures vivrières des incursions animales. «Cette barrière n’est pas qu’un rempart physique ; elle redonne espoir aux agriculteurs», a témoigné un responsable local lors de la visite. Cette étape a été complétée par l’examen d’une brigade spécialisée dans le conflit homme-faune, mobilisée pour les battues administratives, la chasse durable et l’assistance aux victimes. «Ces unités de première ligne sont essentielles pour une réponse rapide et humaine aux menaces quotidiennes», a affirmé Maurice Ntossui Allogo, appelant à leur renforcement immédiat. Le clou de la mission a été la relance des activités de l’entreprise forestière IBMG à Booué, chef-lieu du département de la Lopé, via la Société nationale des sois du Gabon (SNBG). Capable de produire 120 m3 de bois par jour en première et deuxième transformation, cette usine emploie 60 Gabonais et contribue à booster l’économie locale. «Relancer IBMG, c’est allier performance industrielle à l’emploi durable, au service de notre souveraineté forestière », a conclu le chef du département des Eaux et Forêts.