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Face au retard des bourses d’études : «penser un nouveau modèle», plaide Régis Onanga Ndiaye

2026-03-02 - 15:15

La problématique des bourses d’études au Gabon persiste malgré les efforts gouvernementaux, avec des arriérés de paiement qui plongent de nombreux étudiants, à l’étranger, dans la précarité financière. À l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale pour l’année 2026, le président Michel Régis Onanga Ndiaye a alerté sur cette situation critique, intégrée à un tableau social plus large incluant chômage et insécurité. Il a invité à «penser à un nouveau modèle» qui va permettre de quitter la dépendance au Trésor public. Régis Onanga Ndiaye, à l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, a exhorté le gouvernement à agir pour des solutions durables face aux retards des bourses d’études. © D.R Évoquant les questions sociales, à l’ouverture, ce lundi 2 mars, de la première session ordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale, le président de cette institution, Michel Régis Onanga Ndiaye, a abordé les retards des allocations d’études qui pénalisent et affectent les compatriotes envoyés à l’étranger pour la poursuite de leur cursus. Ces retards dans la distribution des bourses, souvent cumulés sur plusieurs mois, affectent, selon les dernières actualités, particulièrement les boursiers en France, Tunisie ou Russie, menaçant leurs études. Dans son discours solennel, Michel Régis Onanga Ndiaye a qualifié la situation de «préoccupante à plus d’un titre». Il a fait remarquer que «plusieurs de nos jeunes compatriotes étudiants à l’étranger sont en situation de détresse, cumulant plusieurs mois d’arriérés de paiement de bourses». Il a ainsi inscrit ce défi dans les attentes pressantes de ses citoyens, aux côtés de la cherté de la vie et des coupures d’eau et d’électricité. Sortir de la dépendance du trésor public Des propos qui rappellent les plaintes récurrentes des étudiants, qui dénoncent l’incapacité apparente de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) à assurer des versements réguliers malgré un budget dédié. Pour remédier à cette dépendance chronique au Trésor public, le président de l’Assemblée a préconisé une réforme profonde, s’adressant au vice-président du gouvernement. «Nous vous invitons à penser à un autre modèle de financement des bourses pour sortir de la dépendance du trésor public», a-t-il suggéré. Cette invitation s’aligne sur les orientations récentes du gouvernement, comme la suspension des bourses vers les États-Unis et le Canada dès 2026 au profit de destinations africaines, visant à lutter contre la fuite des cerveaux et à optimiser les coûts. L’appel de Michel Régis Onanga Ndiaye renforce le rôle du Parlement dans le contrôle des politiques publiques, exhortant le gouvernement à agir pour des solutions durables. Alors que l’ANBG annonce prochainement des paiements partiels d’arriérés, une diversification du financement reste essentielle pour restaurer la confiance des étudiants et soutenir le capital humain gabonais.

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