Equatorial Patrol 2026 : à Libreville, huit pays mobilisés pour la sécurité environnementale
2026-03-23 - 15:43
Réunis au camp de Gaulle à Libreville, des militaires issus de huit pays ont participé à la 5e édition de l’exercice Equatorial Patrol. Organisée du 9 au 20 mars 2026, cette manœuvre vise à renforcer l’interopérabilité des forces africaines face aux menaces croissantes contre les ressources naturelles. Un des participants à la formation. © Ministère des Armées et des Anciens combattants/France Huit pays ont récemment pris part, à Libreville, à la cinquième édition de l’exercice militaire Equatorial Patrol 2026, organisée au camp de Gaulle. Selon une publication du site officiel du ministère français des Armées et des Anciens combattants, cette manœuvre conjointe, qui s’est déroulée du 9 au 20 mars, avait pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles et la coopération entre forces engagées dans la protection de l’environnement. Dès les premiers jours, les participants ont été soumis à un parcours du combattant particulièrement exigeant, destiné à tester leur condition physique et à renforcer la cohésion des unités. Cette épreuve inaugurale s’inscrit dans un programme plus large conduit par l’Académie de protection de l’environnement et des ressources naturelles (APERN), structure hôte de l’exercice. Depuis le début de la semaine, onze équipes suivent également plusieurs ateliers de formation. Encadrés par des instructeurs gabonais et français, les militaires approfondissent leurs connaissances dans des domaines variés, notamment la vie en milieu forestier, la biodiversité, le brancardage et les transmissions. Ces enseignements doivent être rapidement mis en pratique lors de la seconde phase de l’exercice, prévue en forêt dans des conditions proches des opérations réelles. Renforcer la réponse aux menaces environnementales Un moment de l’entraînement. © Ministère des Armées et des Anciens combattants/France Au-delà de l’entraînement, Equatorial Patrol s’inscrit dans une stratégie plus large visant à répondre aux menaces environnementales croissantes. Deuxième pays d’Afrique en termes de couverture forestière, le Gabon est confronté à des défis majeurs, tels que l’exploitation illégale du bois, le braconnage intensif et les trafics transnationaux. Pour y faire face, les autorités gabonaises ont renforcé l’implication des forces armées dans la protection des ressources naturelles. Celles-ci interviennent désormais dans la sécurisation des parcs nationaux, la lutte contre les trafics illicites et la surveillance des frontières, en coopération avec des partenaires internationaux. Cette dynamique s’appuie notamment sur la création, le 23 octobre 2025, de l’Académie de protection de l’environnement et des ressources naturelles, implantée au camp de Gaulle. Sa mission est de former les militaires gabonais et d’accueillir des contingents étrangers, contribuant ainsi à positionner le Gabon comme un acteur central de la sécurité environnementale en Afrique. Cet exercice illustre la solidité du partenariat militaire entre le Gabon et la France. Celui-ci repose en grande partie sur la formation conjointe des forces dans les domaines de la protection des ressources naturelles et de la lutte contre les trafics, avec la présence d’un détachement français intégré au dispositif de formation basé à Libreville.