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Entreprenariat / Isabelle Essonghé brise le tabou : “L’échec n’est pas la fin, c’est le point de départ”

2026-03-01 - 18:15

Le lounge bar O’Mumbai, à Akanda, a abrité, le 27 février, un Apéro Networking organisé par le cabinet de conseil, d’audit et de formation, EDN’Comm, en partenariat avec l’association Agir pour une Jeunesse Autonome (APJA). Thème central de la soirée : «Le parcours entrepreneurial : sous le prisme de l’échec». Animée par Isabelle Essonghé, Administratrice-directrice générale (ADG) du groupe Ceca-Gadis, cette rencontre conviviale a réuni entrepreneurs, apprentis et professionnels pour déconstruire les idées reçues sur l’échec en milieu entrepreneurial et transformer cette peur en opportunité. L’ADG du groupe Ceca Gadis, Isabelle Essonghé, face à ses invités lors de l’Apéro Networking, le 27 février, à Akanda. © GabonReview Devant une audience d’entrepreneurs confirmés, et de débutants motivés, Isabelle Essonghé, Administratrice-directrice générale (ADG) du groupe Ceca-Gadis, a brillé en tant qu’invitée spéciale d’un Apéro Networking organisé, le 27 février, par le cabinet de conseil, d’audit et de formation EDN’Comm, en partenariat avec l’association Agir pour une Jeunesse Autonome (APJA). Avec son parcours atypique – des lettres étrangères appliquées au commercial dans l’hôtellerie, la banque, puis 23 ans chez Ceca-Gadis –, elle a partagé son expertise sans tabou, transformant une soirée conviviale en véritable leçon de résilience et d’apprentissage. «L’échec, ce n’est pas la fin. C’est l’apprentissage pour aller plus loin, se bonifier, acquérir de nouvelles opportunités» Clichés de l’Apéro Networking avec Isabelle Essonghé au lounge bar O’Mumbai. © GabonReview Abordant la thématique, Isabelle Essonghé a d’abord déconstruit les perceptions culturelles de l’échec. «Dans le monde anglo-saxon, l’échec signifie la suite, un renouveau», a-t-elle expliqué. Ce qui contraste avec le monde francophone, particulièrement en Afrique, où «l’échec, c’est la fin». Pour elle, «l’échec, ce n’est pas la fin ; c’est l’apprentissage pour aller plus loin, se bonifier, acquérir de nouvelles opportunités». Elle a illustré ce propos par son propre échec. Un projet de boutique-hôtel avorté faute d’étude de marché approfondie, d’anticipation réglementaire, d’un plan de financement solide et d’une formation adéquate du personnel. «Quand vous ne faites pas une vraie étude de marché, c’est le premier facteur d’échec», a-t-elle averti, soulignant aussi les pièges du personnel mal formé. Chez Ceca-Gadis, fondé en 1933, les réinventions constantes – des Gaboprix aux Cecado et Matelec – démontrent que «c’est une transformation, pas un effondrement», a-t-elle fait savoir face aux rumeurs de faillite. «En mutualisant les forces, on peut arriver beaucoup plus facilement à faire des choses» Roger Philippe Eteno, président de l’APJA et manager d’EDN’Comm, a pour sa part rappelé les objectifs de ces rencontres lancées en 2019. Il est question de favoriser un réseautage convivial pour déconstruire la peur de l’échec et booster l’entrepreneuriat au Gabon. «L’échec, c’est le départ, justement, vers la réussite», a-t-il affirmé, exhortant les jeunes à «oser, à y aller, à se poser le moins de questions possibles pour pouvoir démarrer, mais à se poser les bonnes questions» sur l’encadrement juridique et économique, visant une pérennité de 99 ans plutôt que de 6 mois. Il a insisté sur le réseautage dans un pays aux ressources limitées. «Le réseautage, c’est ce qui est le plus important, notamment au Gabon. On a un petit pays, il faut que les gens apprennent à se connaître, et en mutualisant les forces, on peut arriver beaucoup plus facilement à faire des choses», a-t-il dit, faisant remarquer que «s’amuser en apprenant, c’est l’idéal». «Le plus grand échec, c’est de ne pas avoir essayé», «Ceca Gadis se réinvente et continue» Et l’ADG de Ceca-Gadis d’enrichir en citant Nelson Mandela, l’ancien président sud-africain décédé. «Le plus grand échec, c’est de ne pas avoir essayé». Son leitmotiv, «l’échec, c’est l’apprentissage pour se bonifier», résonne donc avec l’évolution de Ceca-Gadis, passé de magasins de proximité aux supérettes modernes des années 80, puis à une diversification non-alimentaire, adoptant un «modèle anglo-saxon» où l’échec rime avec recommencement. Ses conseils pratiques – anticiper, former, réinventer – offrent un prisme concret pour transformer les revers en tremplins. Face aux rumeurs de faillite de la structure dont elle chapeaute le top management, Isabelle Essonghé réaffirme : «Ceca Gadis se réinvente et continue. Ça, je tiens à le dire parce que j’entends beaucoup de choses. Ceca Gadis s’effondre, Ceca Gadis en faillite. Non, c’est une transformation, c’est une réinvention !». Au regard de l’engouement, ces Apéros Networking impactent profondément la scène entrepreneuriale gabonaise en déconstruisant la peur de l’échec et en favorisant des opportunités de recommencement. Grâce à des échanges comme celui avec Isabelle Essonghé, les participants sont repartis outillés, avec leur réseau renforcé, prêts à oser dans un écosystème où mutualiser les forces reste la clé. Un rendez-vous qui renforce, au final, le tissu entrepreneurial gabonais.

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