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Electricité : Karpowership exige 15 milliards FCFA sinon il coupe le courant dès ce soir

2026-03-18 - 14:41

La tension est montée d’un cran entre l’Etat gabonais et l’entreprise turque Karpowership. Dans une correspondance officielle datée du 17 mars 2026, la société Karpowership Global DMCC a donné un ultimatum ferme à l’État gabonais ainsi qu’à la SEEG : le règlement immédiat d’une facture de 15 milliards de francs CFA, faute de quoi la production de sa centrale flottante serait totalement interrompue cette nuit dès minuit, rapporte le média Gabonreview. Toujours selon le média, selon les termes du document, l’entreprise menaçait de mettre fin à ses activités à 23h59 le même jour. Une décision lourde de conséquences, sachant que cette infrastructure, installée à Libreville, fournit environ 150 mégawatts, soit une part importante de l’approvisionnement électrique de la capitale. Cette situation est d’autant plus délicate que le contrat liant les parties avait été conclu le 9 mai 2024, avec l’implication directe de l’État gabonais en tant que co-signataire. De ce fait, les autorités ne peuvent se dédouaner de leurs responsabilités dans l’accumulation de cette dette. D’après les éléments révélés, Karpowership Global DMCC aurait adressé pas moins de six correspondances depuis fin janvier 2026 pour réclamer le paiement des sommes dues, tout en continuant à assurer la fourniture d’électricité. Malgré ces démarches, aucune solution concrète n’aurait été trouvée. Même une proposition de règlement partiel de 5 milliards FCFA ne serait désormais plus jugée suffisante pour maintenir les opérations. Au-delà du risque immédiat de coupures d’électricité, cette affaire pourrait déboucher sur un contentieux international. L’entreprise turque a en effet pris soin de préciser qu’elle se réservait le droit d’engager des poursuites pour faire valoir ses intérêts, ce qui exposerait le Gabon à de potentielles sanctions financières. Ce dossier met en lumière les difficultés de gestion dans le secteur énergétique national et soulève des inquiétudes quant à la stabilité de l’approvisionnement en électricité dans la capitale. Roberte Adé

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