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Eau, hygiène et dignité : le Japon et l’UNESCO financent un projet pilote à Iboundji

2026-02-04 - 14:57

Le Gabon renforce l’accès équitable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène en milieu scolaire. Signé ce mercredi 4 février 2026 entre le Japon et l’UNESCO, un accord de financement permettra d’améliorer durablement les conditions de santé, de dignité et d’apprentissage des élèves de la commune d’Iboundji, dans l’Ogooué-Lolo, avec un accent particulier sur les jeunes filles et les communautés autochtones. L’ambassadeur du Japon au Gabon, Ando Yoshio et le directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, Hilaire Mputu concluant leur accord sous le regard du ministre Tonangoye, le 4 février 2026. © D.R. Le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, a présidé ce mercredi 4 février 2026 la cérémonie de signature de l’accord de financement entre le gouvernement japonais et l’UNESCO. Cet accord porte sur le projet intitulé «Solutions innovantes pour l’accès aux serviettes hygiéniques ainsi qu’aux infrastructures d’eau et d’assainissement pour les élèves de la commune d’Iboundji», visant à améliorer les conditions de santé, de dignité et d’apprentissage en milieu rural. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la coopération stratégique entre le Japon, à travers son ambassade au Gabon, et l’UNESCO, en appui aux efforts du gouvernement gabonais pour renforcer l’accès équitable aux services sociaux de base. «Ce projet pilote met en œuvre une approche intégrée combinant la technologie japonaise et le développement social au Gabon, avec un appui financier de 180 000 dollars américains, soit environ 100 millions de francs CFA», a déclaré l’ambassadeur du Japon au Gabon, Ando Yoshio. Le projet prévoit l’installation de forages hydrogéologiques modernes équipés de systèmes de pompage solaire à haute efficacité, ainsi que la réhabilitation complète des blocs sanitaires dans les établissements scolaires concernés. Des campagnes de sensibilisation et des programmes éducatifs accompagneront ces infrastructures afin de renforcer les connaissances et les bonnes pratiques en matière d’hygiène et de santé. «La durabilité de ces installations sera assurée par le renforcement des capacités des comités locaux de gestion, formés à l’entretien technique et à la gestion administrative des systèmes installés», a précisé le diplomate japonais. Une solidarité en faveur des communautés vulnérables Photo de famille à la fin de la cérémonie. © GabonReview Le directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, Hilaire Mputu, a salué l’engagement constant du peuple et du gouvernement japonais. Selon lui, ce financement traduit une solidarité concrète en faveur de la résilience des communautés vulnérables. «Nous espérons que cette initiative pilote, en adéquation avec les priorités nationales du Gabon et le mandat de l’UNESCO, ouvrira la voie à des projets plus structurants au service des communautés», a-t-il souligné. Qualifiant ce projet d’investissement dans le capital humain, Hilaire Mputu a insisté sur son impact social. «En apportant de l’eau et de la dignité à l’école, nous garantissons qu’aucun enfant, et surtout aucune fille, ne soit laissé de côté», a-t-il déclaré, tout en réaffirmant l’engagement de l’UNESCO à travailler avec l’ensemble des parties prenantes pour atteindre les résultats escomptés. Prenant la parole, le ministre Philippe Tonangoye a remercié le Japon et l’UNESCO pour cette initiative et pour avoir confié à son département la mise en œuvre du projet. «Je souhaite que ces projets se multiplient. Nous lançons une phase pilote à Iboundji et espérons, à terme, couvrir les 3 044 villages du Gabon», a-t-il indiqué. Il a également exprimé le vœu que les revenus issus des sites gabonais inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO puissent davantage contribuer à ce type d’actions en faveur des populations. À travers ce projet, le Japon et l’UNESCO réaffirment leur engagement commun en faveur de la sécurité humaine, de l’éducation inclusive et du développement durable, en plaçant la dignité, la santé et le bien-être des enfants et des communautés autochtones au cœur de l’action publique.

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