Éducation, eau, électricité et diplomatie en ligne de mire : les éclairages de Nzame-Nze Biyoghé sur les priorités nationales
2026-03-16 - 16:36
Lors de sa conférence de presse ce lundi 16 mars, le porte-parole de la présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghé, a abordé l’actualité gabonaise, notamment celle mettant au premier plan le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Un accent particulier a été mis sur les crises dans le secteur de l’éducation, de l’eau et de l’électricité, sur la mission du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, et sur l’intégration du Gabon au Plan Mattei porté par l’Italie. Le porte-parole de la présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghé, lors d’une précédente conférence. © D.R. Pour ce nouveau rendez-vous avec les médias, ce lundi 16 mars, le Conseiller spécial a d’abord rendu hommage à Steeven Mombo, élève décédé tragiquement devant le Lycée Léon-Mba. Théophane Nzame-Nze Biyoghé en a d’ailleurs profité pour rappeler qu’«au-delà des revendications administratives ou corporatistes, le chantier de l’école gabonaise est vaste ; très vaste». «Les difficultés accumulées nécessitent des investissements structurants et des réformes profondes» Sur ce point, face à la grève de l’éducation nationale, il a indiqué que des avancées concrètes ont été actées via le Comité de suivi-évaluation. Ces avancées se résument, a-t-il fait savoir, en 20 sortants d’écoles normales mis en solde, 148 enseignants régularisés (dont 78 de l’ENS et 70 de l’ENSET) sur instruction du président de la République, et 250 agents placés sous présalaire. «Ces résultats démontrent que les engagements pris pour le mois de février ont été respectés à 100%», a-t-il souligné, invitant à une «culture du dialogue permanent» prônée par le président Oligui Nguema. La crise de la fourniture en eau et électricité a occupé une place centrale lors de ce rendez-vous avec les médias. Elle a de ce fait été qualifiée de «préoccupation majeure pour nos concitoyens». Pour l’électricité, a-t-il indiqué, des investissements progressifs renforcent les capacités installées, avec une mobilisation du ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie. «Les difficultés accumulées depuis plusieurs années nécessitent des investissements structurants et des réformes profondes qui s’inscrivent nécessairement dans la durée», a prévenu le Porte-parole, qui a souligné la détermination présidentielle pour des réponses appropriées. Régulariser les branchements non autorisés sur le réseau électrique Côté eau potable, la porte-parole a ajouté qu’un partenariat de plus de 131 milliards de francs CFA avec Suez modernisera la production, le traitement, le stockage, la distribution et la maintenance. Il a aussi appelé à régulariser les branchements non autorisés sur le réseau électrique pour préserver l’équilibre du système. Sur le plan économique, Théophane Nzame-Nze Biyoghé a évoqué la récente mission du FMI au Gabon qui a validé les réformes en cours. Le rapport met en éclat les progrès sur l’«amélioration de la gestion des finances publiques», le «renforcement de la transparence budgétaire» et la «modernisation de la gouvernance économique». Ces mesures, essentielles pour la crédibilité financière du pays, visent un bénéfice direct pour les populations, a insisté le Porte-parole. Détermination du président de la République à conduire le Gabon sur la voie du dialogue, de la responsabilité collective et des réformes L’intégration du Gabon au Plan Mattei, porté par l’Italie, a-t-il fait savoir, marque une avancée diplomatique pour le pays. «Cette initiative confirme que la diplomatie gabonaise est une diplomatie agissante, résolument orientée vers l’économie et la recherche de solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations», a déclaré le porte-parole. Elle ouvre des coopérations dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et la formation, en phase avec le Plan national de croissance et de développement (PNCD). Pour lui, ces éléments et annonces traduisent «la détermination du président de la République ... à conduire le Gabon sur la voie du dialogue, de la responsabilité collective et des réformes nécessaires au développement du pays». Les défis persistent, mais l’engagement des autorités reste ferme pour un avenir durable.