Droits des femmes : un appel à renforcer la présence féminine dans l’administration
2026-03-09 - 12:14
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une conférence s’est tenue le 8 mars 2026 à Libreville, autour du thème «Droits et justice pour toutes : la femme administrateur au service d’une gouvernance inclusive». Cette rencontre a offert un cadre d’échanges et de réflexion sur la place et les droits des femmes au sein de l’administration publique, tout en mettant en avant leur rôle dans la promotion d’une gouvernance plus équitable. Les panélistes pendant la conférence. © GabonReview La salle du Classico, située au Tsunami à Libreville, a accueilli le 8 mars 2026, une conférence consacrée aux droits des femmes dans l’administration, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Après plusieurs activités sportives organisées en prélude, la conférence s’est ouverte. À cette occasion, l’une des panélistes, enseignante à l’Université Omar Bongo et consultante en éthique et gouvernance, Edmiaune Zouga Mvomo, est revenue sur les avancées enregistrées en matière de droits des femmes en République gabonaise. Selon elle, bien que des progrès soient perceptibles, la représentativité féminine dans certaines sphères reste encore insuffisante. «Il faut quand même reconnaître que cette représentativité de la femme gabonaise n’est pas encore suffisante. Mais les avancées et les réformes engagées sont assez louables dans le contexte actuel. Tous, nous reconnaissons le problème de l’applicabilité de nos textes pour mettre en exergue ces différentes dispositions. Mais on peut quand même se réjouir qu’il y ait des avancées, de belles avancées», précise-t-elle. Des moments de la conférence. © GabonReview De son côté, une participante, Mirabelle Ngningnone, a tenu à rappeler la réalité observée sur le terrain. Elle estime que de nombreuses femmes ne connaissent pas encore l’ensemble de leurs droits. «Nous, les femmes, ignorons parfois nos droits et nous ne nous référons pas suffisamment aux textes», a-t-elle déclaré. D’après elle, il est essentiel que chaque femme prenne conscience de ses droits, mais aussi de ses compétences et de son potentiel. «La femme doit savoir qu’elle a des droits, des compétences et qu’elle peut faire autant, voire plus, qu’un homme», a-t-elle ajouté. Par ailleurs, les panélistes ont souligné la nécessité de renforcer la présence des femmes à certains postes de responsabilité. Selon ces derniers, certaines femmes demeurent réticentes à occuper ces fonctions, alors même que la promotion de la femme reste une priorité. Pour les intervenants, la question ne doit pas être abordée sous l’angle du sexe, mais plutôt sous celui de l’égalité des compétences entre hommes et femmes. Des propos soutenus par le professeur Rossel Lessele, juriste et banquier. Pour lui, la particularité du Gabon réside dans l’existence de textes juridiques relativement avancés en matière de protection des droits des femmes. «En termes de textes sur la protection des droits de la femme, la question ne se pose pas. Le véritable problème se situe au niveau de leur applicabilité», a-t-il indiqué, tout en reconnaissant que des progrès sont en cours, même si des efforts restent à fournir pour aller plus loin. Thécia Nyomba