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Doutsila : Fin de mystère après la découverte d’ossements humains

2026-01-29 - 15:43

Plus de deux ans après la disparition inquiétante d’un septuagénaire dans le département de la Doutsila, le voile semble enfin se lever. Des ossements humains, formellement identifiés par la famille comme étant ceux du disparu, ont été découverts le 27 janvier dernier au cœur de la forêt Ipira, non loin de Mabanda. Une pièce des ossements humains, formellement identifiés par la famille comme étant ceux du disparu. © GabonReview Le mystère de la forêt Ipira a-t-il livré son dernier secret ? Tout porte à le croire. Dans la matinée du mardi 27 janvier, la quiétude de la commune de Mabanda, dans la province de la Nyanga, a été troublée par une nouvelle macabre. Deux villageois, en pleine inspection de leurs pièges de chasse, sont tombés nez à nez avec un squelette humain gisant en bordure d’une rivière. Aussitôt alertées par le chef du village Dongo, les autorités judiciaires et les forces de l’ordre ont pris la mesure de l’événement. Le lendemain, une expédition composée de gendarmes de la brigade de Mabanda, d’autorités administratives et de volontaires, s’est enfoncée dans la brousse sur environ 5 kilomètres pour atteindre le site de la découverte. Sur les lieux, le spectacle est saisissant. Les restes humains, manifestement altérés par le temps, se trouvaient à proximité d’objets ne laissant que peu de place au doute : un fusil de type calibre 12, une machette, une paire de chaussures en plastique et une sacoche. Selon les premières constatations des enquêteurs, les ossements ainsi que les outils auraient été léchés par les flammes d’un feu de brousse saisonnier, avant d’être légèrement déplacés par les crues de la rivière voisine. Le dénouement d’une attente de deux ans © GabonReview Pour les proches du défunt, c’est la fin d’un long calvaire marqué par l’incertitude. Il y a un peu plus de deux ans, ce compatriote du troisième âge avait quitté son domicile, armé de son fusil et de sa machette, pour une partie de chasse dont il n’est jamais revenu. À l’époque, les battues organisées par les populations locales et les recherches intensives de la gendarmerie étaient restées vaines, plongeant la communauté dans l’émoi. Grâce aux indices matériels retrouvés sur place notamment les armes et les effets personnels la famille a pu confirmer l’identité de celui qui s’était « volatilisé » dans la forêt de la Doutsila. Après les procédures d’usage, les ossements ont été ramenés au domicile familial pour y recevoir une sépulture digne, mettant un terme définitif à cette disparition mystérieuse.

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